NOTES
GENERAL
- GESTION: ORGANISER et répartir les tâches rapidement. SECOURIR les victimes, RAPPELER les autres plongeurs, PRENDRE LES INFOS via le recueil des éléments d'alerte.
- SECOURIR: (Selon les besoins) MASSAGE (30 compressions / 2 insufflations ; noyade : commencer par 5 insufflations, O₂ si possible [ERC 2025] - jusqu'à l'arrivée des secours ou jusqu'à ce que la victime montre des signes de vie). OXYGÈNE (100 % 15 l/min jusqu'à l'arrivée des secours). RÉHYDRATER (eau, ~1 l sur la 1re heure par petites prises - sauf victime inconsciente ou peu coopérative, nausées, vomissements, lésion du tube digestif [FFESSM 2026] ; suspicion d'IPO : restreindre les liquides [SPUMS/UKDMC 2024]). SURVEILLER (selon les circonstances, débarrasser la victime de sa combinaison ; l'asseoir ou l'allonger ; la réchauffer et/ou la mettre à l'ombre ; la surveiller : lui parler, la rassurer, noter le pouls et son évolution ainsi que tout autre signe significatif...).
NE JAMAIS INTERROMPRE LA PROCÉDURE, MÊME EN CAS D'AMÉLIORATION ! - CONTACTER: CROSS-VHF→16 CROSS-VHF-ASN→70 CROSS-TÉLÉPHONE→196 SAMU→15 TOUTES-URGENCES→112 POMPIERS→18 POLICE-GENDARMERIE→17
MESSAGE (VHF 16) : MAYDAY (3x), ICI nom du bateau (3x), position précise, accident de plongée : nombre de victimes, signes, secours apportés, personnes à bord. 196 et VHF 16 sont complémentaires [FFESSM 2026].

- Principaux facteurs : vitesse d'ascension, hydratation, température (cf. section dédiée), exercice avant/pendant/après, FOP, âge, BMI, fatigue.
- Vitesse de remontée : référence 10 m/min ; ralentir à ~6 m/min entre les paliers et du dernier palier à la surface (limite la production de bulles). Les 15-18 m/min (anciens ordinateurs, encore certains actuels) sont trop rapides [cadre CMAS 2025].
- Décompression à paliers fixes: Approche bien connue et éprouvée. Les paliers stationnaires offrent une marge conservatrice du fait que les tissus éliminent sous gradient « décroissant ».
- Décompression contrôlée par plafond (Ceiling): Approche nouvelle. Optimise le temps (−4 à −12 %) en conservant un gradient maximal « constant », mais au prix d'une sursaturation plus forte des tissus rapides (Angelini 2022). Aucune étude clinique n’a démontré clairement la supériorité ou l’infériorité de cette méthode en termes de sécurité. À utiliser avec prudence et progressivité donc...

- Base théorique : simulation de Angelini, Tonetto & Lang (2022) — en modélisation ZH-L16C, la déco « ceiling-controlled » maintient le gradient de dégazage à son maximum toléré en continu, là où le palier fixe le laisse décroître. Étude théorique (non clinique) ; auteur principal employé par un fabricant d'ordinateurs — à lire avec ce recul.
- Variabilité des VGE : Doolette & Murphy (2023) sur 834 plongées en laboratoire (dont 693 répétées par 151 plongeurs sur un même profil) : seulement 33 % de la variabilité des grades de bulles est inter-plongeurs — 67 % est intra-plongeur. Les ADD étaient associées aux grades les plus élevés d'un plongeur, pas à ses grades faibles. Conséquence : un seul contrôle de bulles ne valide pas un profil pour un individu.
- Modèles prédictifs personnalisés : Fichtner et al. (2025) ont confirmé (corrélation modeste, r ≈ 0,4) sur 359 plongées air sans palier (circuit ouvert) un modèle intégrant profondeur max, âge, intervalle de surface et consommation de gaz pour estimer les grades de bulles. Point clé : passer du temps en eau peu profonde après les segments profonds réduit la charge de bulles — argument pour des paliers peu profonds prolongés. (À transposer avec prudence à la déco CCR/trimix : modèle établi en no-deco à l'air.)
- L'exposition prolongée à une PpO2 supérieure à 0,5 bar augmente le risque de toxicité pulmonaire (effet Lorrain Smith). Au-delà de 1,4 bar, le risque neurologique (effet Paul Bert) augmente (RF4 2023), mal chiffré jusqu'à 1,6 (Hoyt et al. 2025). Deux paramètres sont à surveiller :
- CNS : à 1,3 ATA → 240 min travail + 240 min déco au repos (révisé Hoyt et al. 2025). Les seuils 1,4 ATA = 150 min, 1,5 = 120 min, 1,6 = 45 min restent ceux de la table NOAA 1991 (faute de données suffisantes pour les réviser). Les paliers 100 % O₂ à 6 m (≈ 1,6 ATA) doivent rester courts (45 min max). La règle des 80-100 % de CNS par 24 h est une convention pragmatique, pas un seuil scientifique. La demi-vie de ~90 min de la CNS clock en surface est une convention de calcul des ordinateurs. La rétention de CO₂ (effort, WOB élevé) augmente significativement le risque CNS.
- OTU : max 850 OTU/jour (exposition unique), ~380 OTU/jour sur 7 jours consécutifs, ~300 OTU/jour au-delà de 10 jours (méthode REPEX, Hamilton 1988).
- Stratégies complémentaires reconnues par Hoyt et al. (2025) pour réduire le risque CNS : minimiser le travail au fond (DPV), éviter une densité du gaz respiré > ~6 g/L, utiliser un appareil à faible WOB.
- L'exposition intermittente à l'oxygène (air breaks) réduit la toxicité CNS et pulmonaire : on alterne hyperoxie et courtes pauses à PpO2 basse (Hendricks 1977, caisson à 2 ATA : 20 min O₂ / 5 min air ; Harabin 1988, animal). Aucun schéma validé en plongée ; Hoyt et al. (2025) conseillent des pauses de 5 min à PpO2 plus basse, surtout en déco. En CCR, on peut abaisser périodiquement le setpoint en déco (air break loop). Attention : c'est une mesure anti-toxicité, pas d'optimisation. Contrairement à une idée reçue, l'hyperoxie ne « bloque » pas le dégazage (baisse faible, nette seulement vers 2 bar et plus : Anderson 1991) — le gain déco vient d'une PpO2 élevée (fenêtre oxygène). On cycle pour la sécurité, pas pour accélérer la déco.
- Balestra et al. (2024, 10 plongeurs CCR, 21-122 m sur une semaine) : VGE en baisse puis en hausse quand l'oxy-inflammation s'accumule (« 2e génération » de micronoyaux). Arya et al. (2023) : marqueurs inflammatoires (microparticules) en CCR, pas proportionnels à la profondeur. Argument pour gérer prudemment la charge globale (O₂, répétition), au-delà de la seule supersaturation gazeuse.
Pour optimiser et sécuriser le profil, on privilégie une approche à setpoint variable plutôt qu'une consigne fixe (pratique courante, pas un consensus) : PpO2 modérée en phase active, puis maximale sécuritaire dès la remontée — le bénéfice décompressif semblant surtout se jouer à la remontée et aux paliers, et bien moins au fond.
- Descente → 0,7 bar. Limite l'exposition près de la surface et le pic de PpO2 dû à la compression de la boucle en descente, surtout si elle est rapide (Pollock, RF4).
- Fond (actif) → 1,3 bar (4 h de travail + 4 h de déco au repos, Hoyt et al. 2025). Question d'O₂ (CNS/hyperoxie). On ne descend vers 1,0-1,2 que sur les très longues plongées, pour étaler la charge CNS.
- Remontée → montée du loop vers 1,5 bar. En remontant la PpO2 baisse : le setpoint élevé devient moins risqué (repos, gaz moins dense) et utile à la déco.
- Palier 6 m → O₂ pur (1,6 bar). Fin de déco standard (flush O₂ ou bascule O₂ en OC). Fenêtre oxygène ouverte, TTS minimal ; une crise y reste dangereuse (noyade) mais bien moins qu'au fond. Sur longue déco : gérer la durée sur O₂ (air breaks) et l'horloge CNS (≈ 45 min à 1,6).
Pourquoi ne pas monter le fond au-delà de 1,3 (comme certains le font) : peu d'intérêt, plus de risque.
Le gain est marginal. Passer de 1,3 à 1,5 au fond ne baisse l'inerte inspiré que de ~2 % (2,1 % à 100 m, 2,4 % à 86 m) → charge tissulaire quasi inchangée. Chiffré (ZH-L16C, 86-100 m, GF 50/80) : à temps fond égal, −2 à 4 % de runtime (2-7 min) ; à runtime égal, +~1 min de fond au plus (une minute de fond profond « coûte » plusieurs minutes de paliers). Normal : l'essentiel du bénéfice O₂ vient du setpoint de déco (1,5-1,6), déjà présent quoi qu'il arrive. Le vrai levier du temps fond = hélium/densité + GF, pas la PO₂ du fond.
Le risque, lui, se concentre au fond :
- Pas de données : la recommandation 2025 (Hoyt et al., atelier NOAA) ne révise que 1,3 ; la plage 1,4-1,6 reste mal caractérisée (cas de toxicité dès 1,4).
- Horloge CNS ~2× plus vite : 120 min à 1,5 (NOAA 1991, inchangé) vs 240 min de travail à 1,3 (Hoyt et al. 2025).
- Marge réduite (constat de terrain, non quantifié) : la PpO2 oscille autour du SP ; à 1,5, les pics approchent ou dépassent 1,6.
- Conséquence maximale : une crise en immersion expose à la noyade ; au fond, la survie est bien moins probable (Pollock, RF4).
Bilan : au-delà de 1,3 au fond = quasi aucun gain, uniquement du risque. On réserve les setpoints riches (1,5-1,6) à la remontée et aux paliers, là où le rapport bénéfice/risque s'inverse.
- Divesoft : remplacer une cellule 12 mois après sa mise en service ou 18 mois après sa fabrication (premier terme atteint). rEvo : rotation (ci-dessous).
- Une bonne cellule donne à l'air, au niveau de la mer, environ 8-13 mV (Analytical Industries : 8-14 ou 8,5-14 selon la fiche ; Divesoft : au moins 5 mV).
- Pour tester et valider une cellule avec 100 % d'O2, saisir la valeur dans l'air et vérifier la tolérance ci-dessous :
- Pour vérifier une cellule dans l'eau : PpO2 ≈ mV ÷ sensibilité, avec sensibilité = mV à l'air × 4,76 (propre à chaque cellule). Ex. cellule à 10 mV à l'air → ~48 mV/bar : 48 mV ≈ 1,0 ; 62 mV ≈ 1,3. Ordre de grandeur rapide : PpO2 ≈ mV ÷ 50. (la sensibilité varie d'une cellule à l'autre : partir de sa valeur à l'air)
- Lien avec le setpoint : une cellule en limitation de courant lit trop bas au-delà de ~1 bar (Raymaekers, rEvo) : le contrôleur injecte, la PpO2 réelle peut dépasser 1,6 sans alerte et l'horloge CNS est sous-estimée. Test (manuel rEvo) : flush O₂ à 6 m, chaque cellule doit monter au moins à 1,55. La discipline de calibration conditionne la fiabilité du setpoint tenu.
- Préconisation rEvo (manuel rEvo III v05) : tous les 6 mois, une cellule neuve remplace la plus ancienne, ou la plus lente si l'une réagit nettement plus lentement aux variations de PpO2.
| Cellules à l'Air (mV) | Mini (O2) | Maxi (O2) |
|---|---|---|
| 45.6 | 49.6 |
- CMF = Constant Mass Flow = Débit Massique Constant. Il permet le mode « hybride » et d'alléger considérablement le travail du Solénoïde.
- Un Débit Massique Constant implique d'abord un Débit Volumique Constant obtenu par un écoulement constant (vitesse « sonique » tant que la PI absolue vaut au moins ~1,7 à 2× la PA : avec 12,5-13 b absolus, jusqu'à ~50-65 m) et une densité constante (obtenue par une pression constante d'où l'utilisation d'un détendeur à pression absolue, non compensé à la pression ambiante et une MP réglée pour son métabolisme propre). C'est pourquoi :
- Le CMF diminue progressivement au-delà de ~50-65 m.
- Vers 115-120 m (PI rEvo 11,5-12 b relatifs = 12,5-13 b absolus), la PA rejoint la PI : le détendeur non compensé ne peut plus délivrer d'O₂ au recycleur — ni par le CMF, ni par le solénoïde, ni par la MAV (tous en aval du même 1er étage) ! rEvo limite la profondeur en mode CMF à 20 m de moins (Raymaekers 2010) et certifie 100 m. Voir rEvo et plongée >100m.
- Pour aller au-delà des 100 m (hors limites rEvo ; modifs hardware nécessaires, valeurs PI rEvo, procédure complète et alternatives offboard) : voir la section dédiée rEvo et plongée >100m.
- Le rEvo en mode CMF utilise un 1er étage O₂ non compensé (PI constante, indépendante de la profondeur). PI rEvo (manuel rEvo III v05, bar relatifs) : O₂ 11,5-12 (jamais > 12), DIL 9-10 — voir MATERIELS & MAINTENANCE > REVO APEKS DS4.
- Limite physique critique : si la plaque (mode CMF) est conservée, le débit O₂ baisse puis s'annule quand la pression ambiante atteint la PI O₂ absolue (~115-120 m en config standard) : le 1er étage O₂ ne délivre plus de gaz du tout — ni par le CMF, ni par le solénoïde, ni par la MAV (les 3 passent par le même 1er étage). Solutions :
- Passer en mode compensé (retirer plaque + membrane, cf. procédure ci-dessous).
- Ou avoir un bloc O₂ en offboard qui contourne ce 1er étage (pluggé en MAV directe).
- Procédure pour plongée >100 m (hors limites rEvo : 100 m certifiés, même en eCCR ; 3 modifs hardware, capot ouvert, avant build) :
- Bloquer l'orifice CMF avec le plug constructeur (fourni avec les rMS, orifice intégré au solénoïde ; bouchon G1/8 sur l'orifice classique). Sinon, détendeur compensé = débit CMF qui augmente avec la profondeur.
- Retirer la plaque rigide + la membrane silicone sous le cache (environmental seal cap) du 1er étage O₂. Le détendeur quitte le mode PI constante et redevient compensé en pression ambiante → injection O₂ possible à toute profondeur via MAV ou solénoïde. Au remontage en mode CMF : remettre la membrane silicone d'abord (côté détendeur, étanchéité, ne pas la graisser) puis la plaque rigide au-dessus (ordre non documenté par rEvo). Recontrôler la PI au banc.
- Vérifier le kit scellé du 1er étage DIL (membrane et transmetteur hydrostatiques sous l'Environmental End Cap Apeks). Le DS4 scellé est surcompensé (Apeks) : la PI augmente plus vite que la pression ambiante. Risque rapporté par des plongeurs, non documenté par rEvo : à grande profondeur, l'ADV (prévu pour une PI de 9-10 bar) peut fuir en continu dans la boucle. Parade de la communauté (forums) : retirer le kit scellé (ou monter un capuchon US4, non scellé), puis recontrôler la PI.
- Alternatives :
- Détendeur O₂ à PI plus élevée + orifice CMF plus petit : +1 bar de PI repousse le débit nul d'environ 10 m (Raymaekers 2010). Hors manuel rEvo (PI O₂ ≤ 12 bar).
- M-CCR : plugger l'O₂ en offboard (ou son BO Fond si PpO2 > 1,3 ; 1er étage OC à son réglage OC, propre O₂) et piloter à la MAV à partir de 100 m. Vérifier que l'entrée offboard est sans orifice (rEvo vend des blocs avec ou sans orifice). Technique anti-hyperoxie : avant chaque injection, ouvrir puis refermer immédiatement le robinet de la bouteille offboard pour ne charger que le flex BP, puis seulement appuyer sur la MAV. Ainsi, si le bouton se bloque en position « injection », seul le gaz piégé (flex + 1er étage) part dans la boucle — pas d'injection continue depuis la bouteille.
- H-CCR dégradé (bidouille proscrite par rEvo) : enlever uniquement le cache du détendeur, sans bloquer le CMF. Le débit CMF est multiplié par ~1,8 à 100 m et ~2 à 120 m : PpO2 qui monte au repos, rinçages au diluant fréquents (calcul ; effets décrits par Raymaekers 2010). Utilisée par certains plongeurs en pratique.
- Ne jamais modifier ces réglages sans formation et test en bench. rEvo : PI O₂ jamais > 12 bar (manuel rEvo III v05).
- Approche calculée :
- Diluant AIR : rinçage efficace jusqu'à 40 m (PpO2 dil ≈ 1 b). À 52 m, PpO2 dil = 1,3 : au-delà, la boucle ne peut plus tenir un SP de 1,3. Mais en boucle à SP 1,3, la densité dépasse 5,2 g/L dès 30 m et 6,2 g/L vers 38 m, et la PpN2 atteint 3,2 à 35 m.
- Diluant TRIMIX : mélange calculé pour la profondeur réelle max à PpO2 = 1,0 (comme l'air à 40 m), PpN2 = 3,2 (PENA = 30 m), densité ≤ 5,2 g/L (max absolu 6,2 g/L).
- BailOut « Fond » : mélange calculé pour la profondeur max de prérogative à PpO2 = 1,6 (BSAC 2020 : table 1,6 pour le bailout OC des recycleurs ; hypercapnie = risque O₂ accru), PpN2 = 3,2 (PENA = 30 m), densité ≤ 6,2 g/L. TDI : tout le gaz off-board calculé à ≥ 45 L/min (standards CCR trimix) ; HSE (cité par BSAC) : 50-75 L/min jusqu'à la fin du 1er palier. CDI : quitter la boucle pour l'OC fait souvent bondir la PpN2. Vérifier au sec ΔPpN2 (BO − boucle) ≤ ~0,5 bar à toutes les profondeurs où le bailout peut survenir, pas seulement au max (ex. dil 10/70 à SP 1,3 → Nx 50 à 21 m : +1,15 bar). Cf. outil CDI CCR↔BO.
- BailOuts « Travel » : mélanges calculés pour 0,8 < PpO2 < 1,6 (cf. Fenêtre Oxygène) et une PpN2 qui ne dépasse pas de plus de ~0,5 bar celle du mélange précédent au switch (BSAC). Ne jamais repasser sur un gaz plus riche en hélium pendant la déco (cf. CDI).
- Approche gaz standards :
- Gaz FOND standards (EAN32 & Hélium) :
- 3-30 m : Nx 32
- 33-45 m : Tx 21/35
- 48-60 m : Tx 18/45
- 63-75 m : Tx 15/55
- 78-121 m : Tx 10/70
- Gaz DECO standards (EAN32 & Hélium) :
- 6 m : O2 100
- 21 m : Nx 50
- 36 m : Tx 35/25
- 57 m : Tx 21/35
- ⚠ Limites de cette approche : le 10/70 dépasse 6,2 g/L vers ~107 m en boucle à SP 1,3 (~110 m en OC) et 5,2 g/L dès ~83 m ; 18/45 et 15/55 atteignent 5,6-5,9 g/L en bas de plage. Switchs hors règle des 0,5 b : 10/70 → 21/35 à 57 m (+1,6 b), 10/70 → 35/25 à 36 m et 15/55 → 21/35 à 57 m (+0,9 b), 15/55 → Nx 50 à 21 m (+0,6 b). Cf. CDI.
- Gaz FOND standards (EAN32 & Hélium) :
- La densité des gaz impacte deux facteurs : le travail respiratoire (WOB) et l'élimination du dioxyde de carbone (CO₂).
- Gavin Anthony et Simon Mitchell rassemblent dans leur communication Respiratory physiology of rebreather diving (actes de l'atelier NPS/NOAA/DAN/AAUS Rebreathers and Scientific Diving, 2016) les recherches sur les besoins en gaz et la manière dont la densité du gaz peut mettre les plongeurs en danger ou contribuer à leur sécurité :
- La densité du gaz a un effet profond non seulement sur le WOB et l'élimination du CO₂, mais aussi sur la capacité à respirer et à échanger efficacement les gaz.
- Sur des essais de recycleurs, tous modèles confondus, la rétention de CO₂ devient dangereuse au-delà de ~6 g/L (plongées recycleur à l'effort).
- Recommandations : densité idéale 5,2 g/L, maximum absolu 6,2 g/L.
- BSAC : ≤ 5,2 g/L idéal, jamais plus de 6,3 g/L. Consensus RF4 (2023) : les constructeurs devraient envisager un affichage et/ou une alarme de densité sur les recycleurs.
- Au-delà de ~200 m : densité vs HPNS — garder un peu d'azote (anti-HPNS) alourdit la densité au-delà des limites ; l'enlever expose au syndrome nerveux des hautes pressions. L'hydrogène (plus léger, légèrement narcotique) a été testé en recycleur (Harris, Challen & Mitchell, Pearse Resurgence, 230 m, helihydrox) : prometteur sur densité et HPNS mais expérimental (inflammabilité > 4 % O₂, logistique lourde, N=1). Hors pratique courante.
- Rappel de terrain : chez 8 explorateurs >200 m (Gouin et al. 2025), densité, exposition O₂ et vitesse de remontée dépassent toujours les recommandations ; la déco limite plus que le HPNS (3 ADD). Ce sont des limites franchies, pas des cibles.
- Le prebreathe ne détecte PAS une panne de chaux ! Étude randomisée en simple aveugle (Deng et al. 2015) : sur un scrubber partiellement défaillant (PICO₂ montant à ~20 mmHg), 18/20 plongeurs n'ont pas interrompu le prebreathe ; sans chaux du tout, seuls 15/20 l'ont fait. Le prebreathe valide l'ajout de gaz, les cellules, l'électronique — pas l'absorption du CO₂ (sauf temp-stick ou capteur CO₂, avec leurs limites : cf. ci-dessous).
- La panne partielle est la plus insidieuse : indétectable en surface, critique en profondeur. Défenses réelles : packing/montage rigoureux du canister, respect de l'endurance de la chaux, temp-stick (prédit l'épuisement de la chaux, mais ne mesure pas le CO₂ : ne voit ni chaux absente ni valve défaillante) ou capteur de CO₂ inspiré si disponible (RF4). Les plongeurs détectent mal les premiers symptômes d'hypercapnie.
- WOB & CO₂ au fond : la rétention de CO₂ peut survenir avant l'épuisement théorique de la chaux, par limitation ventilatoire à l'effort (densité élevée, compression dynamique des voies aériennes). Elle aggrave directement la toxicité CNS (vasodilatation cérébrale) et la narcose. D'où : densité ≤ 5,2 g/L (6,2 max), DPV pour limiter l'effort, détendeur/loop à faible WOB.
- Symptômes d'hypercapnie : essoufflement, mal de tête, confusion, sensation d'oppression, panique. En cas de doute : stop effort, flush diluant ; chaux suspectée ou pas d'amélioration → bailout OC (BO définitif si la chaux est en cause, cf. WhatIf).
- La CDI (ContreDiffusion Isobare, ICD) : à profondeur constante, après un changement de gaz, un inerte entre plus vite que l'autre ne sort → sursaturation transitoire sans remontée. Décrite par Lambertsen & Idicula (1975, saturation à 366 m : respirer N₂ ou Ne dans une ambiance He → démangeaisons, lésions cutanées, vertiges). Doolette & Mitchell (2003) l'ont modélisée dans l'oreille interne après un switch He → N₂ en déco. IEDCS (ADD de l'oreille interne) : vertiges, vomissements, surdité, parfois en pleine déco → danger vital.
- Dans les deux sens : N₂ → He (l'hélium entre plus vite que l'azote ne sort) = sursaturation démontrée après saturation : chèvres, bulles veineuses (D'Aoust 1977) ; plongeurs saturés à 20-30 m basculés sur héliox : démangeaisons, une douleur articulaire recompressée (NSMRL, Hamilton et al. 1982). Lambertsen : un switch N₂ → He doit s'accompagner d'une recompression → jamais de retour sur un gaz plus riche en hélium pendant la déco (le trimix se prend en descente). He → N₂ = plutôt sous-saturation (base des gaz de déco nitrox), sauf oreille interne. Aucun seuil chiffré publié pour l'hélium.
- Révision (Doolette, RF4 2023, seul auteur) : la sursaturation due au switch est proportionnelle aux variations de pressions partielles He/N₂ (à mélanges égaux, elle croît donc avec la profondeur du switch). Aux switchs usuels (< 45 m) elle est faible, bien moindre que celle créée par la déco elle-même (l'oreille interne désature lentement). Rôle des switchs dans l'IEDCS : incertain.
- Mécanisme le plus probable : des bulles veineuses passent côté artériel par un shunt droite-gauche — FOP (~25 % des gens) ou anastomoses intrapulmonaires (présentes chez tous ; selon un modèle, vers 60 m et plus, les bulles qui les franchissent survivent jusqu'à l'oreille interne). L'oreille interne désature plus lentement que le cerveau : encore sursaturée, elle fait grossir ces bulles → IEDCS souvent isolée, sans signe cérébral (Mitchell & Doolette 2009). Le switch peut n'être qu'une coïncidence de timing. Le FOP n'est pas toujours retrouvé chez les plongeurs tek atteints.
- Conséquences CCR (Doolette) : ne pas laisser chuter la PpO2 de la boucle à la remontée (PpO2 basse = anastomoses plus ouvertes, bulles artérielles plus durables) et limiter l'effort en début de déco (l'effort ouvre ces anastomoses).
- Règles de switch qui circulent (empiriques ou issues de modèles, aucune validée expérimentalement) :
- ΔPN₂ ≤ ~0,5 bar au switch (BSAC) : raisonne en pression partielle, donc tient compte de la profondeur, comme l'effet décrit par Doolette (qui ne valide toutefois aucune règle). Valeur indicative (« flexible advisory value », M. Rowley, ex-BSAC Tech). En CCR, BSAC l'applique de la boucle au BO : la vérifier à chaque profondeur possible de bailout.
- Règle du 1/5 (Burton, site ScubaEngineer, 2004) : hausse du %N₂ ≤ 1/5 de la baisse du %He. Argument de solubilité + expérience personnelle, jamais validée. Rapport de fractions : même verdict à 20 m et à 60 m, alors que les ΔP y sont 2,3× plus grandes.
- NAUI Tech (règles d'ordre 0/1/2) : pas de switch He → N₂ (trimix jusqu'à 6 m puis O₂) / pas plus profond que 30 m / pas plus profond que 21 m.
- GUE (gaz standards) : pas de seuil chiffré ; switch 15/55 → Nx 50 à 21 m (+0,6 b) sans excès d'ADD observé, selon GUE.
- Doolette & Mitchell 2003 : placer les switchs He → N₂ profond ou peu profond, hors du pic de sursaturation de la déco.
- Éviter le switch trimix/héliox → air en déco : c'est le scénario des IEDCS historiques en déco d'héliox (passage à l'air au-delà de ~30 m : Bühlmann & Gehring 1976, Farmer et al. 1976 ; cause débattue, CDI ou déco insuffisante). Préférer un nitrox riche (moins de N₂, plus d'O₂) puis l'O₂.
- Dépistage FOP (SPUMS/UKDMC 2025, position statement on atrial shunts) : pas de dépistage systématique. À envisager après une ADD cérébrale, médullaire, vestibulocochléaire, cardiovasculaire ou cutanée (un antécédent suffit, pas besoin de récidive), ou en cas de migraine avec aura, d'AVC inexpliqué, ou de shunt chez un parent du 1er degré. Test : échographie transthoracique avec contraste bulles + manœuvres (relâchement de Valsalva, reniflement). Après une ADD liée au shunt : arrêt (option la plus sûre), plongée restreinte (< 15 m, sans palier : incompatible tek) ou fermeture, avec un médecin de plongée.
- En très simplifié, la Fenêtre Oxygène est une sous-saturation liée au fait que l'oxygène dissous dans le sang est absorbé et métabolisé par nos cellules. Augmenter l'O2 ou la pression accentue le phénomène de sous-saturation et ouvre une fenêtre qui favorise l'élimination des bulles et accélère ainsi la décompression.
- La pratique consiste à ouvrir au maximum la fenêtre lors de la décompression en augmentant la PpO2 le plus proche possible de 1,6 bar maximum (surveiller le CNS).
- Plus la PpO2 baisse, plus la fenêtre rétrécit : elle ne se « ferme » pas sous 0,8 bar, mais la déco devient moins efficace (Van Liew 1993).
- D'où le repère pratique d'optimisation de la décompression : garder 0,8 < PpO2 < 1,6 (repère de terrain, pas un seuil physiologique).
- Le virage anti-'deep stops' à l'air : Marine nationale (Blatteau 2005 : pas de bénéfice, et plus de bulles avec des paliers profonds longs) puis NEDU 2011 (Doolette, Gerth & Gault) : à 52 m, redistribuer du temps de palier vers les paliers profonds a augmenté l'incidence d'ADD. À l'hélium, données discordantes : Marroni et al. (2026, trimix 21/35 à 40 m, 18 plongeurs) trouvent moins de bulles avec des paliers profonds.
- Aucun couple GF n'est validé cliniquement : les GF ne fixent pas le risque d'ADD (Doolette, RF4 2023). Deux écoles : relever le GF Low (données NEDU 2011, Shearwater v102) ou garder de courts deep stops à l'hélium (CMAS 2025 : ~1 min à mi-profondeur ; 30/70 pour les plongées engagées).
- Le couple GF dépend du gaz inerte utilisé :
- Air / Nitrox → GF symétrique (CMAS 2025 : 90/90 à 80/80) : un GF Low plus bas que le GF High crée des deep stops qui y augmentent le risque.
- Trimix / Héliox → GF asymétrique par convention (CMAS 2025 : 30-50 / 70-80), base empirique.
- Idée reçue : « l'hélium va dans les tissus rapides, l'azote dans les lents ». Faux : dans ZH-L16, chaque compartiment contient les deux gaz (demi-périodes He 2,65× plus courtes), et le compartiment directeur glisse des rapides vers les lents pendant toute remontée, quel que soit le gaz.
- Réglages courants (pratique de terrain, non validés ; trimix / tek classique) :
- 50/70 — approche conservatrice
- 50/75 — bon équilibre entre sécurité et durée totale de décompression
- 50/80 — pour les plongeurs expérimentés sans antécédents d'ADD
- 45/75 — pour les plongées plus profondes ou plus longues
- Ajustements selon la situation (pratique de terrain) :
- Plongées répétitives ou sur plusieurs jours consécutifs : être plus conservateur en réduisant le GF High à 70 ou moins.
- Plongées en eaux froides : un GF High plus bas (65-70) offre une marge de sécurité supplémentaire.
- Iso-risque (Doolette, RF4 2023) : à GF fixe, le risque d'ADD croît avec la profondeur et le temps fond (GF 50/85, 30 min, CCR héliox : risque modélisé gérable sous ~92 m, très élevé au-delà). Resserrer les GF quand le profil s'aggrave. Aucun barème validé.
- Choix personnels affichés, pas des recommandations : Doolette ~70/85 (InDEPTH 2019), Mitchell 50/70 à 50/80.
- De Ridder et al. (2023), modélisation ZH-L16C (air jusqu'à 60 m, plongée unique, comparée aux tables USN/DCIEM) : aucune preuve que le défaut Shearwater 30/70 soit plus sûr — paliers initiaux plus profonds, risque possiblement accru. Optimum : GF Low 100 avec GF High abaissé ; à défaut symétrique 75/75 à 95/95. Shearwater a relevé son GF Low par défaut à 50 (Tec 50/70 au lieu de 30/70, firmware v102, nov. 2025).
Ce qu'est la « pénalité hélium ». Bühlmann (ZH-L16C) attribue à l'hélium des cinétiques ~2,65× plus rapides que l'azote → paliers plus profonds et déco plus longue quand la fraction d'hélium augmente. Ce supplément = la « pénalité hélium ». Concrètement, à profil égal : plus d'hélium = plus de déco affichée.
Deux plans à ne pas confondre :
- Ce que fait ton ordi (fait) : il prend bien la fraction d'He en entrée. Change l'He dans le planificateur → le TTS bouge. Il n'ignore pas l'hélium — il en tient compte, peut-être trop.
- Ce que suggère la physiologie (hypothèse) : le corps ne « verrait » pas vraiment la différence He/N₂ ; la déco réelle dépendrait surtout de profondeur/temps/PO₂. L'algo sur-réagirait à l'hélium.
D'où vient la contestation. Étude NEDU (Doolette et al. 2015) : recycleurs MK 16, trimix 12/44 vs héliox 12/88, 61 m / 40 min avec effort, même plan de déco (table trimix, plus courte que la table héliox). Si la pénalité était réelle, l'héliox sous-décompressé devrait faire plus d'ADD. Résultat : 0 ADD sur 50 plongées héliox, 2 sur 46 trimix (32 plongeurs, écart non significatif). Le trimix n'est donc pas plus efficace que l'héliox → pénalité contestée, preuves encore minces. Relayé par Shearwater (Menduno 2024), qui reste prudent, et discuté par dekoblog.ch.
En pratique.
- Runtimes divergents en palanquée : à profil identique, un plongeur plus chargé en hélium affichera plus de déco (ex. diluant 6/85 vs 9/66 à 86 m : ~10 à 40 min d'écart selon temps fond, GF et SP, calcul ZH-L16C) — à anticiper pour le bailout et le temps d'immersion commun.
- Ne pas « tricher » la fraction d'He dans l'ordi pour raccourcir la déco : ce sur-comptage compense peut-être une sous-estimation ailleurs (Mitchell), et l'alternative n'est pas validée (raisons éthiques, dekoblog).
- On suit son ordinateur, et on attend la mise à jour des algorithmes.
- L'Engagement (aussi appelé « facteur Q » ou indice PrT) est une notion qui reflète une charge en gaz inerte à laquelle on peut associer un risque d'ADD.
- L'engagement se calcule avec la formule : (Q = Profondeur × √t)
- La table Q → risque d'ADD vient de la COMEX (Gardette & Plutarque 2012, via sources secondaires : Q 320 ≈ 1/1 000, Q 420 ≈ 1/100). Le « million de plongées » concerne un autre indice : l'indice de sévérité Is d'Azoth Systems, qui intègre la déco (bases Marine nationale, US Navy, DRDC). Les Microbubble levels Uwatec sont des niveaux de conservatisme, pas un facteur Q.

- Estimation, non incidence observée. L'échelle Q dérive de la plongée commerciale à l'air en circuit ouvert (Shields et al. 1989, plongée offshore à l'air au Royaume-Uni) — le CCR en est absent : toute valeur pour un profil recycleur est une extrapolation hors domaine de calibration.
- Incidence réellement observée (dénominateurs distincts) :
- Loisir OC : 0,49 %/plongée (628/127 957, DAN DSL — Marroni 2026, déclaré par questionnaire).
- ADD clinique, gradient de sévérité (DAN PDE) : 0,7/10 000 (loisir) → 17,3/10 000 (épave eau froide).
- Technique : ~91/10 000 symptômes d'ADD auto-déclarés, tous bénins (Tuominen 2022, 55 plongeurs dont 91 % en CCR).
- Mortalité CCR : 1,8-3,8 décès / 100 000 plongées (DAN, Tillmans 2026, 2013-2022, surtout entre 40 et 80 m, données limitées) ; ~4/100 000 et ~10× l'OC loisir selon Fock 2013, 2/3 des décès liés à une plongée ou un comportement à risque.
- Il existe des preuves solides selon lesquelles le refroidissement pendant la décompression peut augmenter considérablement le risque. À l'inverse, le risque le plus faible concerne un réchauffement au début de la remontée :
- NEDU (2007) — Influence de l'exposition thermique sur la susceptibilité des plongeurs aux accidents de décompression.
- Germonpré & Balestra (2017) — sauna avant plongée : moins de VGE (préconditionnement, cf. section dédiée).
- Tuominen et al. (2024) — 39 plongeurs CCR à 45 m en eau 2-4 °C : détérioration cardiaque systolique/diastolique subtile. À retenir comme argument de prudence cardiovasculaire (aptitude, plongeurs vieillissants), pas comme donnée sur l'échange gazeux.
- NEDU (Gerth et al. 2007) :
- Chaud au fond → froid en déco : 22 % d'ADD — charge en gaz maximale, élimination minimale.
- Frais au fond → chaud en déco : 1,3 % d'ADD, avec un temps fond plus de 2× plus long.
- À retenir : chauffage minimal au fond, réchauffement (sans excès) aux paliers. Ne pas se refroidir volontairement (Gerth 2015).
- Application pratique du chauffage actif (heated vest, gants, chaussons) :
- Au fond : chauffage au minimum utile (éviter de précharger les tissus en gaz inerte par vasodilatation).
- À la remontée et aux paliers : chauffage augmenté, sans coup de chaleur (Gerth 2015).
- Vérifier l'autonomie batterie : la décompression est la phase critique, ne pas tomber à court de chaleur en fin de plongée.
- L'exercice pendant la phase fond de la plongée est un facteur de risque de DCS par l'accélération de l'absorption des gaz par les tissus.
- L'exercice aérobique avant la plongée a montré des preuves de réduction de la formation d'embolies gazeuses veineuses (EGV). Moins de VGE observées (pas d'ADD mesurée) avec un exercice ~2 h avant (Blatteau 2005) ou ~24 h avant (Dujic 2004). Le mécanisme proposé est la production d'oxyde nitrique (NO), qui pourrait éliminer les micro-noyaux gazeux ou réduire la dysfonction endothéliale. Balestra et al. (2016) ont toutefois montré que la vibration corps entier (30 min) réduit les VGE de ~84 %, et Lambrechts et al. (2022) ~80 % avec ~2 min de mini-trampoline — suggérant un mécanisme mécanique de réduction des noyaux gazeux plutôt que médié par le NO.
- Zeljko Dujic (2004) — Aerobic exercise before diving reduces venous gas bubble formation in humans.
- Jean-Éric Blatteau (2005) — Aerobic exercise 2 hours before a dive to 30 msw decreases bubble formation after decompression.
- Il existe également des preuves limitées qu'un exercice modéré et intermittent pendant la décompression peut réduire la détection de bulles après la plongée :
- Louis W. Jankowski (2004) — Exercise effects during diving and decompression on postdive venous gas emboli.
- L'exercice après le retour à la surface est déconseillé : il pourrait favoriser le shunt droit-gauche des EGV, soit par un PFO, soit par un shunt intra-pulmonaire. Donc cool après la plongée.
- L'exercice préalable à la plongée est à ce jour la stratégie de préconditionnement la plus étudiée. D'autres interventions ont exercé des effets potentiellement positifs chez l'homme : la respiration d'oxygène, les vibrations du corps entier, l'exposition à la chaleur en sauna, l'ingestion de chocolat noir riche en flavanols. Toutes nécessitent des recherches plus approfondies avant promotion en pratique courante.
- L'hydratation avant la plongée est largement considérée comme une stratégie valable pour réduire le risque de DCS.
- Néanmoins, il n'existe pas d'étude humaine démontrant directement une réduction des cas d'ADD, mais Han et al. (2021, étude pilote, 20 plongeurs, méthodologie critiquée par Pollock et al., DHM 2022) : moins de bulles avec une hydratation modérée qu'avec plus ou pas d'eau. Tuominen et al. (2025, CCR à 45 et 100 m) : perte de poids nette, sans preuve que la déshydratation augmente le stress de décompression. Le consensus est que la déshydratation doit être évitée, tout en prenant soin de ne pas trop s'hydrater, ce qui peut augmenter le risque d'œdème pulmonaire d'immersion (IPO) — un risque souligné par le position statement conjoint SPUMS/UKDMC (2024).
- L'œdème pulmonaire d'immersion (IPO) est un risque sous-estimé en plongée CCR. Le position statement conjoint SPUMS/UKDMC 2024 (Banham et al.) fait référence.
- Spécificité CCR : un recycleur porté dorsalement en position ventrale génère une pression transpulmonaire négative (static lung load négatif, dont l'ampleur dépend de la position des faux-poumons et du trim). Cette dépression favorise la transsudation de liquide dans les alvéoles.
- L'IPO survient aussi en faible profondeur : limiter la profondeur ne protège pas (SPUMS/UKDMC 2024).
- L'exercice en immersion amplifie le phénomène.
- Hypothèse non testée : un trim ≤ 30° (vs strictement ventral) réduirait la dépression (Gouin & Dugrenot, DAN 2024).
- Après un IPO : éviter les faux-poumons dorsaux (SPUMS/UKDMC 2024).
- Facteurs de risque :
- Hyperhydratation pré-plongée excessive
- Effort intense en immersion
- Eau froide (vasoconstriction périphérique → redistribution sanguine centrale)
- Hypertension, pathologies cardiaques préexistantes
- Antécédent d'IPO, âge, sexe féminin
- Matériel à forte dépression inspiratoire (détendeur, recycleur) : Prevautel 2026, 21 IPO tous avec source de gaz dorsale, 1/3 sans effort
- Signes d'alerte : toux, dyspnée, crachats mousseux/rosés, sensation d'oppression thoracique. Interrompre la plongée immédiatement.
- Indice pour le binôme (SPUMS/UKDMC 2024) : un plongeur qui croit à une panne (passe sur secours, purge le CCR, demande du gaz) alors que l'équipement fonctionne → penser IPO.
- Recommandation forte SPUMS/UKDMC 2024 : après un épisode d'IPO, la reprise de plongée en gaz comprimé est fortement déconseillée. Toute décision doit être prise en concertation avec un médecin de plongée ou un cardiologue spécialisé. Le plongeur doit être pleinement informé qu'une récidive peut être fatale.
- Pour la sécurité des calculs :
- Sur une plongée NITROX, arrondir la valeur analysée d'oxygène à la hausse pour le calcul de la PMU, à la baisse dans le paramétrage de l'ordinateur. Exemple : 32,6 % O2 analysé → Nx33 pour la PMU, Nx32 dans l'ordinateur.
- Sur une plongée TRIMIX, paramétrer l'ordinateur ainsi : arrondi bas pour l'O2 et haut pour l'He. Exemple : O2 = 12,6 et He = 62,3 → 12/63 dans l'ordinateur.
CAVE
- G.V.I.M pour la préparation du matériel :
- G : Gaz (tout ce qui se respire — DIL, O2, BOs)
- V : Volume (tout ce qui se gonfle — Stab, Combi)
- I : Instruments
- M : Matériels (lampes, outils coupants, spools, masques, cookies…)
- P.P.D.D.D.D.D pour la planification :
- P : Positions dans la palanquée
- P : Profondeur maximum prévue
- D : Drop Gaz
- D : Distance maximum de pénétration
- D : Durée prévue
- D : Déco prévue
- D : Direction
- Arrêt: Pression continue sur le bras ou la jambe du binôme. Utilisé pour indiquer que quelque chose ne va pas mais sans caractère d'urgence.
- Avancer: Légère poussée vers l'avant.
- Reculer: Tirage vers l'arrière.
- Problème ou Urgence: Série de pressions ou de secousses rapides. Situation nécessitant une attention immédiate !
- Enchevêtrement dans la ligne: Croiser les doigts et les placer dans la main du binôme, en les faisant tourner d'avant en arrière. Une réponse confirmative, telle qu'une pression ferme sur la main, indique la compréhension de la situation.
- Changement de direction: Placer la main du binôme sur la ligne et la faire tourner comme une poignée de porte dans la direction souhaitée.
- Communication positive: pas de « OK » tactile standard : le convenir au briefing, distinct du signal « arrêt ».
BAILOUT-CCR
- N'ajoute pas d'O2 (pour économie & flota). Le SP n'est donc pas maintenu !
- Calcul de décompression réalisés à partir du SP actif (et pas des pressions partielles). Cela implique d'avoir les mêmes SP à tout moment sur les 2 CCR !
- Stack time en pause en standby (Divesoft)
- Passe automatiquement en 'Dive Mode (CCR)' si la PpO2 boucle tombe 20 % sous la PpO2 du diluant. Bascule de secours seulement (risque d'hypoxie) : toujours basculer manuellement (Divesoft). Puis passer le principal en mode BO-CCR ou couper l'O2 (CMF) et passer en SPLow, et remonter.
- Quand ? Au bubble check (5 m), puis tous les 20 m en descente, puis toutes les 10-15 min au fond (Divesoft).
- Procédure ? Faire une courte injection DIL pour s'assurer d'une pression positive, vérifier la PpO2, puis 2 à 5 respirations de contrôle. Défaut → remontée et fin de plongée.
- Chaque première respiration doit être effectuée avec précaution ! Le système peut être partiellement ou complètement inondé. Soyez prêts à passer sur l'OC !
MATERIELS & MAINTENANCE
- Séquence NORMALE à l'allumage (1P) : signal de réveil orange > vert > rouge, répété une fois par cellule correctement calibrée (1 fois = 1 cellule, 2 fois = 2 cellules), puis affichage de la PpO2. Le flash des 3 LED ensemble, 2 fois (2FL) après la calibration = proposition de calibration altitude : 1P seulement pour corriger la PpO2 (altitude, O₂ < 100 %), sinon ne rien faire. Tout écart à cette séquence est une anomalie (ci-dessous) : la tête « OK » fait exactement cette séquence, la tête en défaut non.
- Clignotement alterné RAPIDE rouge/orange, puis extinction = aucune cellule O₂ n'a pu être calibrée. La tête rejoue ce signal à chaque allumage puis s'éteint, tant qu'aucune cellule n'a été correctement calibrée. Ce n'est pas une panne d'alimentation ni de pile.
Procédure — il faut (re)calibrer (changer physiquement une cellule ne suffit pas) :- Flush O₂ complet de la boucle (les cellules doivent voir ~100 % O₂).
- Tête éteinte, appuyer 3 fois (3P) pour lancer la calibration.
- Piège fréquent : en mode CCR la calibration suppose 100 % O₂ à 1 bar. Calibrer à l'air donne une tension bien trop basse (~10 mV au lieu de 36-64 mV) → échec « tension trop basse » → même clignotement rouge/orange + extinction.
- Trains d'impulsions pendant la calibration (3P), cellule par cellule :
- Train VERT (Pt G) = tension correcte (36-64 mV) → cellule calibrée (PpO2 mise à 1,00).
- Train ORANGE (Pt O) = tension trop basse (< 36 mV) → cellule ignorée. Causes probables (non listées par rEvo) : cellule morte / en fin de vie, pas d'O₂ réel devant la cellule, ou connexion coupée.
- Train ROUGE (Pt R) = tension trop haute (> 64 mV) → cellule ignorée. Causes probables (non listées par rEvo) : cellule hors tolérance, boucle en surpression au calibrage, humidité ou défaut au connecteur. (Une cellule en limitation de courant lit au contraire trop bas.)
- Alertes PpO2 en plongée (mode CCR standard, zone verte 1,30) :
- PpO2 < 0,30 → orange clignote rapidement.
- PpO2 > 1,65 → rouge clignote rapidement.
- Entre les deux : vert fixe en zone 1,25-1,40 ; impulsions orange (en dessous) ou rouge (au-dessus) qui augmentent avec l'écart ; vert éteint sous 0,50 et au-dessus de 1,55.
- Pile faible : icône pile en haut à gauche de l'écran LCD (ce n'est pas un code LED du HUD). Sur P5, ne tenir compte de l'indication qu'à température ambiante : une alerte pile qui n'apparaît qu'en dessous de 15 °C est normale (comportement du LCD à basse tension) et peut être ignorée. À température ambiante, après sa 1re apparition, le P5 tient encore correctement au moins 1 mois. Pile SAFT LS14500 soudée → envoi en centre de service rEvo (ou remplacement soi-même si à l'aise avec la soudure) ; réglages et calibration conservés après changement.
Extinctions NORMALES (≠ panne) : 1P dans les 2 min après l'allumage ; 1P à tout moment si PpO2 < 0,50 ; auto-off si PpO2 ≤ 0,25 pendant 15 min. Hypothèse (non documentée par rEvo) : une pression « fantôme » du piézo (humidité/corrosion) pourrait éteindre la tête peu après l'allumage.
- Apeks DS4 — 1er étage (rEvo). Côté O₂ en mode CMF : monté non compensé (pression absolue, PI constante et indépendante de la profondeur — base du débit massique constant). Côté DIL : DS4 scellé, surcompensé. Le US4 partage la même architecture interne (et le même kit, voir ci-dessous), mais n'est pas scellé, donc pas surcompensé.
Réglages PI (MP) rEvo (manuel rEvo III v05, bar relatifs, quel que soit le 1er étage, Apeks DS4 ou Mares 25CCR) : O₂ 11,5-12 bar (jamais > 12), DIL 9-10 bar. Valeurs des 1ers étages du CCR uniquement : les détendeurs OC (bailout, relais) gardent leur réglage constructeur. Limite physique du CMF (~115-120 m) et procédure de passage en compensé au-delà de 100 m : voir rEvo et plongée >100m. - Joints (O-rings) de raccordement :
- Sortie O₂ (M26) → taille 113 : 13,94 × 2,62 mm (AS568-113).
- Sortie diluant (DIN / G5/8) → particularité Apeks : leur gorge est un peu plus étroite que le standard → taille 111 (10,77 × 2,62 mm), et pas le 112 (12,37 × 2,62) qu'utilisent la plupart des autres marques.
- Kit de révision 1er étage : le DS4 et l'US4 utilisent exactement le même kit — l'AP0241 (réf. Apeks actuelle RT141114), version « DS4 / TEK3 / US4 ». Sources :
- Apeks US4 — 1er étage (Divesoft Liberty Sidemount). Le Liberty SM est équipé de 1ers étages Apeks US4 (manuel 2025 ; Apeks Flight sur les fiches 2020 ; diaphragme équilibré, non scellé / sans chambre sèche — contact direct avec l'eau dans la chambre ambiante). Le Liberty est un eCCR (injection au solénoïde). Les US4, non scellés, sont compensés en pression ambiante (PI maintenue constante au-dessus de la pression ambiante ; le DST4 scellé du Liberty dos est, lui, surcompensé), sans plaque APR ni conversion en pression absolue — ≠ du rEvo/CMF où l'O₂ est non compensé.
Réglage PI (MP) — usine Divesoft : 8,5 bar / 125 psi pour les deux 1ers étages (O₂ et DIL), réglé par un technicien certifié Apeks puis test d'étanchéité sous pression. Plus bas que la PI Apeks standard en circuit ouvert (9-10 bar) : préciser au technicien qu'il s'agit d'un 1er étage de CCR. 1ers étages équipés d'une soupape de surpression (OPV) sur la MP ; le MAV O₂ a un débit limité pour éviter une dose d'O₂ trop forte en profondeur. Sources : manuel Liberty SM rév. 2.17.6 (03/2025) ; service Divesoft (« The intermediate pressure will be set to 8.5bar/125psi »). - US4 (SM) vs DST4 (backmount) — profondeur :
- Certification EN 14143 : 100 m, profondeur max selon le diluant (air : 40 m) (dos et SM, manuel et fiches Divesoft).
- Liberty backmount : Apeks DST4 (scellé, chambre sèche) → limité à 170 m à cause du 1er étage scellé ; au-delà, il faut passer au kit Apeks UST4.
- Liberty Sidemount : Apeks US4 (non scellé) → la limite des 170 m ne s'applique pas. Tous les composants du Liberty hors 1ers étages sont testés en pression à 600 m (FAQ ; 300 m sur les fiches 2020) : un test de pression, pas une profondeur d'emploi.
- Bouteilles & robinetterie (Liberty SM) : bouteilles 2 L acier ou alu (US), 200 bar. Robinet diluant = volant noir, filetage DIN G5/8 ; robinet oxygène = volant vert, filetage M26×2 (aux US : disque de rupture ; hors UE/UK : robinets identiques possibles pour les 2 bouteilles).
Joints de raccordement (mêmes tailles Apeks que le DS4, cf. REVO APEKS DS4) : O₂ (M26) → 113 (13,94 × 2,62), fourni par Divesoft en FPM/Viton (réf. #2067, 13,95 × 2,62) ; DIL (DIN G5/8) → 111 (10,77 × 2,62), particularité Apeks (gorge plus étroite — pas le 112). - Kit de révision 1er étage (Divesoft) : « Apeks first stage DST/US4 regulators DIL/OXY (1 pcs) », réf. Divesoft #8417. Contenu : #3128 ×1 ; #2036 ×1 (20 × 2 NBR) ; #3268 ×1 ; #2026 ×2 (7,66 × 1,78 NBR) ; #2049 ×2 (7,66 × 1,63 NBR) ; #2028 ×4 (6,07 × 1,78 NBR) ; #2051 ×2 (1,42 × 1,52 NBR) ; #2067 ×1 (13,95 × 2,62 FPM). Divesoft fournit cette réf. #8417 pour les 1ers étages Apeks DST/US4 du Liberty (pièces internes Apeks : kit AP0241, réf. actuelle RT141114).
eshop.divesoft.com (#8417)
- Mesure de la PI (MP) — outillage : manomètre de PI (« IP gauge ») à plage 0-20 / 0-25 bar (0-300/360 psi) pour une lecture précise, muni d'un raccord rapide type inflator (QR). Il se branche sur un port MP libre du 1er étage, ou en ligne sur un flexible MP via le raccord rapide — pratique sur le Liberty, dont les MAV sont en raccords type inflator. Sécurité : sans soupape sur le manomètre, la procédure de banc Apeks impose un 2e étage réglé servant de soupape en cas de fuite HP (sur le Liberty, l'OPV des 1ers étages joue ce rôle). Sur un 1er étage CCR (O₂ surtout), préférer un manomètre à soupape, propre O₂. Une MAV n'est pas une soupape.
- Pression d'alimentation — mesurer bouteille pleine : oui, il faut alimenter avec une bouteille bien pleine, ~200 bar (Apeks : alimentation 150-232 bar, bouteille pleine de 232 ou 300 bar). Sur un 1er étage équilibré (Apeks DS4/US4/DST), la PI est stable sur presque toute la plage ; le test de fluage (creep) se fait à pleine pression, où un siège HP fatigué se révèle. Pratique de terrain (non prévue par Apeks) : vérifier d'abord vers 35-50 b, puis confirmer bouteille pleine.
- Procédure :
- Ouvrir le robinet LENTEMENT : l'aiguille monte puis se stabilise = « lock-up » = la PI.
- Purger 10-15 fois (procédure de banc Apeks) : la PI doit redescendre puis revenir exactement à la même valeur.
- Fluage (creep) = montée de plus de 0,25 bar en 15 s après le lock-up → fuite HP (siège, bouchon d'équilibrage, joints) → révision (Apeks).
- Robinet fermé, pression qui baisse → fuite HP ou MP. Contrôle Divesoft « IP pressures » (capteurs HP, pas la PI) : chute < 2 bar en 1 min.
- Spécifique OXYGÈNE (mesure du 1er étage O₂) : utiliser un manomètre et des raccords compatibles O₂ et propres O₂ (contamination hydrocarbure + O₂ = risque d'inflammation). Ouvrir le robinet O₂ très lentement pour éviter l'échauffement par compression adiabatique. Idéalement, outillage dédié O₂. Jamais d'air ordinaire (non hyperfiltré) dans le 1er étage O₂ : il n'est plus compatible O₂ avant nettoyage et révision (Apeks).
- Compensé vs pression absolue — ce que ça change pour la mesure / le réglage :
- Au banc (en surface), la mesure se fait de la même façon pour les trois : le manomètre indique une pression relative à l'atmosphère et on règle sur la valeur cible de la configuration — CCR : Liberty 8,5 (DIL et O₂) ; rEvo DIL 9-10 ; rEvo O₂ 11,5-12, jamais > 12. Ce qui diffère, c'est l'interprétation en profondeur.
- Détendeurs compensés (Liberty SM, US4) : la valeur réglée est la surpression que le détendeur maintiendra au-dessus de la pression ambiante à toute profondeur. Lecture au banc insensible à la météo / l'altitude (déduction : chambre ambiante ouverte).
- Détendeurs surcompensés (DS4/DST4 scellés : DIL rEvo, Liberty dos) : la surpression augmente avec la profondeur (Apeks).
- rEvo O₂ : non compensé / pression absolue (plaque APR) : le détendeur tient une pression fixe qui n'augmente pas avec la profondeur. L'écart entre la PI et la pression ambiante diminue en descendant, le débit CMF baisse dès ~50-65 m et s'annule vers ~115-120 m (la pression ambiante rejoint la PI → plus d'O₂). D'où le réglage plus haut (11,5-12), qui fixe aussi le débit CMF (~0,6 L/min, manuel rEvo).
- Détendeurs OC (bailout, relais, déco) : PI constructeur pour le circuit ouvert (Apeks DS4/US4/TEK3 : 9-10 bar, AP5317). Ne jamais leur appliquer un réglage CCR (8,5 Liberty, 11,5-12 rEvo O₂), ni l'inverse.
- Régler la bonne valeur selon la configuration : l'O₂ en mode CMF (plaque APR posée) doit être à 11,5-12 parce qu'il ne compense pas ; le mettre à une valeur « compensée » basse (8,5-9,5) réduirait fortement la profondeur utile. Vérifier l'état de la plaque APR (posée = non compensé / CMF ; retirée = compensé, orifice CMF bloqué d'abord : eCCR pur, 100 m max selon rEvo ; au-delà, cf. rEvo et plongée >100m).
- Côté O₂ scellé, la lecture au banc peut varier légèrement avec la pression barométrique / l'altitude (déduction physique : référence figée dans la chambre scellée) — effet faible (dixièmes de bar au plus) mais réel ; mesurer/régler en conditions normales et suivre la valeur exacte du manuel de service rEvo.
- Sur recycleur, côté O₂ la PI alimente le solénoïde / la MAV / le CMF ; côté DIL, aussi l'ADV (type 2e étage) et un éventuel 2e étage de secours : trop haute, elle augmente le débit CMF et les doses solénoïde/MAV, et peut faire déclencher l'OPV du 1er étage ; trop basse, elle dégrade le débit et l'injection.














