NOTES


GENERAL

  • GESTION: ORGANISER et répartir les tâches rapidement. SECOURIR les victimes, RAPPELER les autres plongeurs, PRENDRE LES INFOS via le recueil des éléments d'alerte.
  • SECOURIR: (Selon les besoins) MASSAGE (après 30 compressions, 2 insufflations - jusqu'à l'arrivée des secours ou jusqu'à ce que la victime montre des signes de vie). OXYGÈNE (100 % 15 l/min jusqu'à l'arrivée des secours). RÉHYDRATER (0,3-0,5 l/h - sauf nausées, vomissements, lésion du tube digestif). SURVEILLER (selon les circonstances, débarrasser la victime de sa combinaison ; l'asseoir ou l'allonger ; la réchauffer et/ou la mettre à l'ombre ; la surveiller : lui parler, la rassurer, noter le pouls et son évolution ainsi que tout autre signe significatif...).
    NE JAMAIS INTERROMPRE LA PROCÉDURE, MÊME EN CAS D'AMÉLIORATION !
  • CONTACTER: CROSS-VHF→16 CROSS-VHF-ASN→70 CROSS-TÉLÉPHONE→196 SAMU→15 TOUTES-URGENCES→112 POMPIERS→18 POLICE-GENDARMERIE→17
    MESSAGE: PAN-PAN (3x), ICI nom du bateau (3x), lieu précis, attente de réception du CROSS pour passer le message (signes de l'accident, nombre de victimes, secours apportés, …
  • Décompression à paliers fixes: Approche bien connue et éprouvée. Les paliers stationnaires offrent une marge conservatrice du fait que les tissus éliminent sous gradient « décroissant ».
  • Décompression contrôlée par plafond (Ceiling): Approche nouvelle. Optimise le temps (−4 à −12 %) en conservant un gradient maximal « constant ». Aucune étude clinique n’a démontré clairement la supériorité ou l’infériorité de cette méthode en termes de sécurité. A utiliser avec prudence et progressivité donc...

  • Voir l'étude comparative de Sergio A Angelini (2022): Ceiling-controlled versus staged decompression: comparison between decompression duration and tissue tensions.
  • Variabilité des VGE : Doolette & Murphy (2024) ont montré sur 834 plongées contrôlées que seulement 33% de la variabilité des grades de bulles est inter-plongeurs — 67% est intra-plongeur. Un même plongeur peut produire des scores très différents sur des plongées identiques. Conséquence : un seul contrôle Doppler post-plongée ne suffit pas à valider un profil de décompression [Diving and Hyperbaric Medicine, 2024].
  • Vers des modèles prédictifs personnalisés : Fichtner et al. (2025) ont développé un modèle intégrant profondeur max, âge, intervalle de surface et consommation d'air pour prédire les grades de bulles [Sports Medicine Open, 11:29]. Résultat notable : le temps passé entre 0 et 10 m pendant la remontée modère significativement la relation profondeur/bulles — un argument en faveur de paliers peu profonds prolongés.
  • L'exposition prolongée à une pression partielle d'oxygène supérieure à 0,5 bar augmente le risque de toxicité pulmonaire (effet Lorrain Smith). Une pression partielle d'oxygène supérieure à 1,6 bar augmente le risque hyperoxique (effet Paul Bert). Deux paramètres sont donc à surveiller :
    • CNS : Limites NOAA (révisées 2025 pour 1,3 ATA) : 480 min à 1,3 ATA (240 min travail + 240 min déco au repos, Hoyt et al. 2025), 150 min à 1,4 ATA, 120 min à 1,5, 45 min à 1,6. Les paliers 100 % O₂ à 6 m (≈ 1,6 ATA) doivent rester courts (45 min max) ! Ne pas dépasser 80-100 % de CNS par 24 h. La CNS clock se « vide » avec une demi-vie de ~90 min en surface (convention des ordinateurs, non validée scientifiquement). La rétention de CO₂ (effort, WOB élevé) augmente significativement le risque de toxicité CNS.
    • OTU : Maximum de 850 OTU/jour (exposition unique), ~380 OTU/jour sur 7 jours consécutifs, 300 OTU/jour sur 10+ jours (méthode REPEX, Hamilton 1988).
    • L'exposition intermittente à l'oxygène (air breaks) est un concept bien établi : alterner des phases d'hyperoxie avec des pauses normoxiques réduit la toxicité CNS et pulmonaire (Hendricks et al., 1977 ; Harabin et al., 1988). Les protocoles US Navy utilisent des cycles de 20 min O₂ / 5 min air en recompression. En CCR, certains plongeurs appliquent un cyclage du setpoint en décompression (alternance PpO2 élevée / PpO2 basse), ce qui présente un double intérêt physiologique :
      • Réduction du risque de toxicité O₂ (air breaks classiques)
      • Restauration de la perfusion tissulaire : l'hyperoxie prolongée provoque une vasoconstriction qui réduit le transport des gaz inertes hors des tissus
      Balestra et al. (2024) ont montré une accumulation progressive du stress oxy-inflammatoire lors de plongées CCR profondes répétitives, renforçant l'intérêt d'une gestion prudente de l'exposition O₂ [Frontiers in Physiology, 2024].
  • L'approche la plus récente recommande des setpoints dynamiques plutôt que statiques :
    • Descente initiale : PpO2 basse (0,7-0,9 bar) pour limiter l'exposition aux hautes PpO2
    • Fond : PpO2 modérée (1,0-1,2 bar) adaptée à la profondeur et à la durée
    • Début de décompression : PpO2 élevée (1,3 bar) dès le premier palier pour maximiser l'élimination des gaz
    • Paliers peu profonds(<15m) : PpO2 maximale sécuritaire (1,3-1,4 bar) pour optimiser la fin de décompression
  • Tuominen et al. (2024) ont étudié l'effet d'une plongée CCR à 45m en eau à 2-4°C (diluant Tx 20/40, SP 0,7/1,2 bar) sur la fonction cardiaque de 39 plongeurs [EJAP, 124:1693-1702]. Les résultats montrent une détérioration subtile de la fonction systolique et diastolique. Par extrapolation, les conditions environnementales influencent la gestion de l'oxygène :
    • Eau froide : la vasoconstriction périphérique réduit la perfusion tissulaire et donc l'échange gazeux — des setpoints légèrement plus bas peuvent être préférables au fond
    • Effort important : augmenter temporairement le setpoint à 1,3-1,4 bar pendant les phases d'effort peut aider à éliminer plus rapidement les gaz inertes accumulés
    Le consensus RF4 recommande une surveillance cardiaque périodique pour les plongeurs CCR, surtout après 45 ans.
  • Validité d'une cellule : 18 mois (date de construction) ou 12 mois (ouverture).
  • Une bonne cellule doit donner en surface entre 8mv et 13mv
  • Pour tester et valider une cellule avec 100 % d'O2, saisir la valeur dans l'air et vérifier la tolérance ci-dessous :
  • Cellules à l'Air (mV)Mini (O2)Maxi (O2)
    45.649.6
  • Pour la vérification des cellules, en cas de doute dans l'eau : une PpO2 donne environ le double de la tension de cellule divisé par 100 (la valeur précise est de 47,85 mV/bar). Donc 10 mV = PpO2 0,2 ; 50 mV = PpO2 1,0 ; 65 mV = PpO2 1,3 ; ... avec 100 % d'oxygène on devrait donc avoir 50 mV.
  • Préconisation rEvo: dès que le plus jeune de tous les capteurs de votre système atteint l’âge de 6 mois, vous remplacez le plus faible (celui qui réagit le plus lentement aux variations de PPO2, ou celui qui semble le plus proche de la limitation de courant lors du test à 6/7 mètres), ou, si vous ne parvenez pas à identifier un « plus faible », alors le plus ancien du système.
  • CMF = Constant Mass Flow = Débit Massique Constant. Il permet le mode 'hybride' et d'allèger considérablement le travail du Solénoïde.
  • Un Débit Massique Constant implique d'abord un Débit Volumique Constant obtenu par un écoulement constant (vitesse 'sonique' si MP=~11b sur APEKS au moins le double de PA soit 5.5b = 45m) et une densité constante (obtenue par une pression constante d'où l'utilisation d'un détendeur à pression absolue, non compensé à la pression ambiante et une MP règlée pour son métabolisme propre). C'est pourquoi :
    • Le CMF diminue après ~45m.
    • A 100m, la MP = PA et le détendeur ne peut plus délivrer d'oxygène au recycleur (ni par le CMF, ni par le Sélénoide, ni par la MAV) !
  • Pour aller au dela des 100m, les options sont:
    • Configuration E-CCR: Enlever le cache du détendeur et bloquer le CMF avec la vis constructeur.
    • Configuration M-CCR: Plugger de l'O2 en OffBoard (ou son BO Fond si Ppo2>1.3) et pilotage à la MAV à partir de 100m. Si O2 alors piloter robinet+MAV pour n'injecter, en cas de bouton MAV bloqué, que ce qu'il y a dans le tuyeau...
    • Configuration H-CCR dégradé: Enlever uniquement le cache du détendeur. Le CMF va augmenter et nous exposer à un peu d'augmentation de PpO2 dans les 40m mais de manière tout à fait gérable. Une bidouille proscrite par rEVO, mais qui, dans la pratique, semble bien fonctionner et est utilisée par certains plongeurs...
  • Pour une approche calculée:
    • Avec un Diluant AIR, la profondeur limite théorique pour l'efficacité du rinçage c'est 40m (PpO2=1b). La limite physique c'est 52m (PpO2=1.3). Plus profond, la PpN2 augmente tout comme le risque narcotique.
    • Pour un Diluant TRIMIX: Mélange calculé pour la profondeur réelle max de la plongée à une PpO2=1.0 (comme à l'air 40m), une PpN2=3.2 (PENA=30m) ainsi qu'une densité de gaz à 5.2 g/l (le max étant de 6.2 g/l).
    • Pour le BailOut "Fond": Mélange calculé pour la prodondeur max de prérogative à une PpO2=1.6, une PpN2=3.2 (PENA=30m) et une densité maximum de 6.2 g/l. "TDI" recommande une planif avec un SAC de 45l/min jusqu'au premier palier de décompression. Le "Health & Safety Executive" recommande lui 50-75l/min. Pour réduire les risques de CDI, limiter les écarts de fraction d'hélium à moins d'un tiers avec le diluant (Frawley et Mitchell, 2023).
    • Pour les Bailouts "Travel" : Mélanges calculés pour avoir une PpO2 entre 1.6 et 0.8 (voir la section Fenêtre Oxygène) et une PpN2/PpHe qui ne dépasse pas (+0.5 bar max) la valeur du mélange précédent (voir la section CDI).
    • Pour une approche gaz standards:
      • Gaz FOND Standards (EAN32 & Helium):
        • 3-30m Nx 32
        • 33-45m Tx 21/35
        • 48-60m Tx 18/45
        • 63-75m Tx 15/55
        • 78-121m 10/70
      • Gaz DECO Standards (EAN32 & Helium):
        • 6m O2 100
        • 21m Nx 50
        • 36m Tx 35/25
        • 57m Tx 21/35
  • La densité des gaz impacte les plongeurs sur deux facteurs: le travail respiratoire (WOB) et l'élimination du dioxyde de carbone (CO2)
  • Gavin Anthony et Simon Mitchell rassemblent dans le document Respiratory physiology of rebreather diving, les différentes recherches et études sur les besoins en gaz et de la manière dont la densité du gaz peut mettre les plongeurs en danger ou contribuer à assurer leur sécurité.
    • Les preuves qu'ils avancent semblent indiquer que la densité du gaz a un effet profond non seulement sur l'évolution et l'élimination du WOB et du CO2, mais également sur notre capacité à respirer et à échanger efficacement des gaz.
    • Les plongeurs avec recycleur et en circuit ouvert auraient un niveau dangereux de CO2 lorsque la densité de leurs gaz respirés arriverait à 6,0 g/L.
    • Leurs recommandations : une densité de gaz idéale de 5,2 g/L, avec un maximum absolu de 6,2 g/L.
  • DAN est devenu un éminent défenseur de la limitation de la densité du mélange respiratoire suivi d'autres organismes comme le BSAC, TDI, PADI....
  • La CDI (ContreDiffusion Isobare) concerne une possibilité d'ADD très critique car elle intervient sous l'eau, typiquement lors des changements de gaz aux paliers. L'article fondateur est celui de Doolette & Mitchell (2003) qui décrit le mécanisme de l'IEDCS (ADD de l'oreille interne) lors des transitions hélium → azote [Journal of Applied Physiology].
  • Changement de paradigme (RF4, 2023) : Lors du Rebreather Forum 4 à Malte, David Doolette a présenté une évolution majeure de la compréhension de l'IEDCS. Celui-ci est désormais davantage attribué aux shunts droite-gauche (PFO) qu'à la contrediffusion isobare seule. Cela ne signifie pas que le CDI n'existe pas, mais que le PFO est un facteur de risque prépondérant pour l'ADD de l'oreille interne chez les plongeurs trimix.
  • Le CDI reste un risque réel lors des switches de gaz. Deux types :
      CDI symétrique (azote remplaçant l'hélium) : risque modéré, principalement tissus cutanés
      CDI asymétrique (hélium remplaçant l'azote) : risque plus élevé d'ADD vestibulaire et cutané
  • Recommandations pratiques pour minimiser les risques d'ICD lors d'un bailout CCR :
      Bailout échelonné : Minimiser les écarts de PN₂ et PHe pour ne pas dépasser +0.5 bar de différentiel (règle BSAC). Rappel : un tissu est en dégazage incontrôlé avec un gradient de 2.54b (USN) !
      Règle du 1/3 de différence : Limiter les écarts de fraction d'hélium à moins d'un tiers entre le diluant CCR et le premier gaz bailout
      Transition progressive : Si la situation le permet, maintenir la profondeur 1-2 minutes après le switch avant de commencer l'ascension
      Screening PFO : Les plongeurs trimix profonds récurrents devraient envisager un dépistage du PFO, surtout après un premier épisode d'IEDCS (consensus RF4)
  • Pourquoi l'oreille interne ? Mitchell (2024) note que le cerveau élimine l'azote rapidement avec presque pas de supersaturation post-plongée, tandis que l'oreille interne reste supersaturée ~40 min après le retour en surface. Cela explique pourquoi l'IEDCS est le DCS le plus fréquent chez les plongeurs trimix [DHM, 2024].
  • Ne jamais passer à l'air (remonter en surface) lors de décompression amorcée au Trimix ou à l'Héliox ! Obligatoirement passer par du Nitrox et de l'oxygène pur.
  • En très simplifié, la Fenêtre Oxygène est une sous-saturation liée au fait que l'oxygène dissout dans le sang est absorbé et métabolisé par nos cellules. Augmenter l'O2 ou la pression, accentue le phénomène de sous-saturation et ouvre une fenêtre qui favorise l'élimination des bulles et accélère ainsi la décompression.
  • La pratique consiste à ouvrir au maximum la fenêtre lors de la décompression en augmentant la PpO2 le plus proche possible de la limite des 1.6 bar autorisée.
  • Si l’on est trop bas (PpO2 < 0,8 bar), la fenêtre se ferme et l'apport en oxygène devient presque inutile...
  • D'où la règle d'optimisation de la décompression : garder 0,8 < PpO2 < 1,6
  • Les recherches récentes ont clairement remis en question l'utilisation de paliers très profonds (et donc de valeurs de GF Low très basses).
  • Les études scientifiques et l'expérience clinique suggèrent que des valeurs de GF Low plus élevées (45-70) et des GF High modérés (70-80) offrent probablement le meilleur compromis entre l'efficacité de la décompression et la sécurité.
  • Les recommandations continuent d'évoluer à mesure que de nouvelles recherches sont publiées, mais à ce jour les combinaisons couramment recommandées sont :
    • 50/70 - Approche conservatrice
    • 50/75 - Un bon équilibre entre sécurité et durée totale de décompression
    • 50/80 - Pour les plongeurs expérimentés sans antécédents d'ADD
    • 45/75 - Pour les plongées plus profondes ou plus longues
  • Ajustements selon la situation :
    • Pour les plongées répétitives ou les plongées sur plusieurs jours consécutifs, il est recommandé d'être plus conservateur en réduisant le GF High à 70 ou moins.
    • Pour les plongées en eaux froides, un GF High plus bas (65-70) peut offrir une marge de sécurité supplémentaire.
    Tendance actuelle : Le débat post-'deep stops' pousse vers des GF Low plus élevés. Doolette recommande GF 70/85, Mitchell approuve GF Low 55-75, Baker utilise GF Low 50-60. Une étude belge (De Ridder et al., 2023) sur des plongeurs militaires à l'air montre que des GF Low trop bas (ex. 30/70 par défaut Shearwater) forcent des paliers profonds qui augmentent la supersaturation des tissus lents. La CMAS (2025) recommande de désactiver les deep stops sur les ordinateurs.
  • L'Engagement (aussi appelé 'Facteur Q') est une notion qui reflète une charge en gaz inerte à laquelle on peut associer un risque d'ADD.
  • L'engagement se calcule avec la formule : (Q = Profondeur * √t)
  • Cette échelle probabiliste s'appuie sur la validation empirique de plus d'un million de profils par la COMEX / Gardette (2012) et les travaux d'Azoth Systems / Hugon (2018) pour l'indice de sévérité Is
  • Des facteurs individuels comme la température de l'eau, le niveau d'hydratation, la présence d'un PFO ou l'âge influencent le risque réel. Le facteur Q reste un indicateur simplifié basé sur des profils carrés — il ne remplace pas un ordinateur de plongée ni une planification rigoureuse.
  • Il existe des preuves solides selon lesquelles le refroidissement pendant la décompression peut augmenter considérablement le risque. À l'inverse, le risque le plus faible concerne un réchauffement au début de la remontée.
    • NEDU (2007) - Influence de l'exposition thermique sur la susceptibilité des plongeurs aux accidents de décompression.
    • Germonpré & Balestra (2017) - Preconditioning to Reduce Decompression Stress in Scuba Divers [Aerospace Medicine and Human Performance].
    • Tuominen et al. (2024) - Étude sur 39 plongeurs CCR à 45m en eau à 2-4°C montrant une détérioration subtile de la fonction cardiaque [EJAP, 124:1693-1702]. La vasoconstriction en eau froide réduit la perfusion tissulaire et l'échange gazeux.
  • Mitchell (2024) formalise le classement des profils thermiques par risque de DCS :
    • Chaud → Froid : le pire (chaud au fond, froid en déco) — charge en gaz maximale, élimination minimale
    • Froid → Froid : risque élevé
    • Chaud → Chaud : risque modéré
    • Froid → Chaud : le meilleur (frais au fond, chaud en déco) — charge en gaz réduite, élimination optimale
    Donc, la meilleure situation est : froid au fond et chaud aux paliers ! Adapter la plongée et l'équipement en conséquence (chauffage actif limité au fond, augmenté en déco)...
  • L'exercice pendant la phase fond de la plongée est un facteur de risque de DCS par l'accélération de l'absorption des gaz par les tissus.
  • L'exercice aérobique avant la plongée a montré des preuves de réduction de la formation d'embolies gazeuses veineuses (EGV). Deux fenêtres temporelles efficaces sont validées : ~2h avant (Blatteau 2005) et ~20-24h avant (Dujic 2004). Le mécanisme proposé est la production d'oxyde nitrique (NO), qui pourrait éliminer les micro-noyaux gazeux ou réduire la dysfonction endothéliale. Germonpré et al. (2016) ont toutefois montré que la vibration corps entier et le mini-trampoline (2 min) réduisent les VGE de 80-84%, suggérant un mécanisme mécanique de réduction des noyaux gazeux plutôt que médié par le NO.
    • Zeljko Dujic (2004) - Aerobic exercise before diving reduces venous gas bubble formation in humans.
    • Jean-Éric Blatteau (2005) - Aerobic exercise 2 hours before a dive to 30 msw decreases bubble formation after decompression.
  • Il existe également des preuves limitées selon lesquelles un exercice léger pendant la décompression peut réduire la détection de bulles après la plongée
    • Louis W Jankowski (2004) - Exercise effects during diving and decompression on postdive venous gas emboli.
  • L'exercice après le retour à la surface est déconseillé, car il pourrait favoriser le shunt droit vers gauche des EGV, soit par un FOP, soit par un shunt intra-pulmonaire. Donc cooool !
  • L'exercice préalable à la plongée, évoqué ci-dessus, est à ce jour la stratégie de préconditionnement la plus étudiée. D'autres interventions avant la plongée qui ont exercé des effets potentiellement positifs chez l'homme comprennent la respiration d'oxygène, les vibrations du corps entier, l'exposition à la chaleur dans un sauna, ​l'ingestion de chocolat noir... Toutes ces interventions potentielles nécessitent des recherches plus approfondies avant d'être promues dans la pratique courante.
  • L'hydratation avant la plongée est largement considérée comme une stratégie valable pour réduire le risque de DCS.
  • Néanmoins, il n'existe pas d'étude humaine démontrant directement une réduction des cas d'ADD, mais Han et al. (2021) ont montré qu'une pré-hydratation ciblée réduit significativement la formation de bulles veineuses chez 20 plongeurs [IJERPH, 18(14):7601]. Le consensus est que la déshydratation doit être évitée, tout en prenant soin de ne pas trop s'hydrater, ce qui peut augmenter le risque d'œdème pulmonaire d'immersion (IPO) — un risque souligné par le position statement conjoint SPUMS/UKDMC (2024).
  • L'œdème pulmonaire d'immersion (IPO) est un risque sous-estimé en plongée CCR. Le position statement conjoint SPUMS/UKDMC (2024) souligne plusieurs points critiques :
  • Spécificité CCR : Un recycleur porté dorsalement en position ventrale génère une pression transpulmonaire négative d'environ -10 cm H₂O. Cette pression négative favorise la transsudation de liquide dans les alvéoles.
    • La perte d'aération pulmonaire est détectée même en eau peu profonde (1-10 msw) avec le CCR
    • L'exercice en immersion amplifie le phénomène
    • Les microparticules circulantes sont augmentées après plongées CCR profondes ou répétitives
  • Facteurs de risque :
    • Hyperhydratation pré-plongée excessive
    • Effort intense en immersion
    • Eau froide (vasoconstriction périphérique → redistribution sanguine centrale)
    • Hypertension, pathologies cardiaques préexistantes
  • Signes d'alerte : toux, dyspnée, crachats mousseux/rosés, sensation d'oppression thoracique. Interrompre la plongée immédiatement.
  • Pour la sécurité des calculs:
    • Sur une plongée NITROX, arrondir la valeur analysée de l'oxygène à la hausse pour le calcul de la PMU. Arrondir à la baisse dans le paramétrage de l'ordinateur. Exemple : 32,6 d'O2 analysé, Nx33 utilisé pour la PMU, Nx32 paramétré dans l'ordinateur.
    • Sur une plongée TRIMIX, paramétrer l'ordinateur de la manière suivante : arrondi bas pour l'O2 et haut pour l'HE. Exemple : O2=12,6 et He=62,3 analysés, paramétrer un gaz 12/63 dans l'ordinateur.

CAVE

  • G.V.I.M pour la préparation du matériel:
    • G: Gaz (Tout ce qui se respire - DIL, O2, BOs)
    • V: Volume (Tout ce qui se gonfle - Stab, Combi)
    • I: Instruments
    • M: Matériels (Lampes, outils coupants, Spools, Masques, cookies...)
  • P.P.D.D.D.D.D pour la planification:
    • P: Positions dans la palanquée
    • P: Profondeur maximum prévue
    • D: Drop Gaz
    • D: Distance maximum de pénétration
    • D: Durée prévue
    • D: Déco prévue
    • D: Direction
  • Arrêt: Pression continue sur le bras ou la jambe du binôme. Utilisé pour indiquer que quelque chose ne va pas mais sans caractère d'urgence.
  • Avancer: Légère poussée vers l'avant.
  • Reculer: Tirage vers l'arrière.
  • Problème ou Urgence: Série de pressions ou de secousses rapides. Situation nécessitant une attention immédiate !
  • Enchevêtrement dans la ligne: Croiser les doigts et les placer dans la main du binôme, en les faisant tourner d'avant en arrière. Une réponse confirmative, telle qu'une pression ferme sur la main, indique la compréhension de la situation.
  • Changement de direction: Placer la main du binôme sur la ligne et la faire tourner comme une poignée de porte dans la direction souhaitée.
  • Communication positive: Une pression rassurante.

BAILOUT-CCR

  • N'ajoute pas d'O2 (pour économie & flota). Le SP n'est donc pas maintenu !
  • Calcul de décompression réalisés à partir du SP actif (et pas des pressions partielles). Cela implique d'avoir les mêmes SP à tout moment sur les 2 CCR !
  • Stacktime en standby
  • Passe automatiquement en 'Dive Mode (CCR)' si ppO2 < (ppO2Dil x 20%) (préférer le passage manuel). Dans ce mode penser à passer le principal en mode BO-CCR ou couper l'O2 (CMF) et passer en SPLow!
  • Quand ? À 6m (avec Bubble Check), puis tous les 20m, et toutes les 15'
  • Procédure ? Faire une courte injection DIL pour s'assurer d'une pression positive et vérifier la PpO2
  • Chaque première respiration doit être effectuée avec précaution ! Le système peut être partiellement ou complètement inondé. Soyez prêts à passer sur le CO !
MATek mis à jour — version
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