NOTES
GENERAL
- GESTION: ORGANISER et répartir les tâches rapidement. SECOURIR les victimes, RAPPELER les autres plongeurs, PRENDRE LES INFOS via le recueil des éléments d'alerte.
- SECOURIR: (Selon les besoins) MASSAGE (après 30 compressions, 2 insufflations - jusqu'à l'arrivée des secours ou jusqu'à ce que la victime montre des signes de vie). OXYGÈNE (100 % 15 l/min jusqu'à l'arrivée des secours). RÉHYDRATER (0,3-0,5 l/h - sauf nausées, vomissements, lésion du tube digestif). SURVEILLER (selon les circonstances, débarrasser la victime de sa combinaison ; l'asseoir ou l'allonger ; la réchauffer et/ou la mettre à l'ombre ; la surveiller : lui parler, la rassurer, noter le pouls et son évolution ainsi que tout autre signe significatif...).
NE JAMAIS INTERROMPRE LA PROCÉDURE, MÊME EN CAS D'AMÉLIORATION ! - CONTACTER: CROSS-VHF→16 CROSS-VHF-ASN→70 CROSS-TÉLÉPHONE→196 SAMU→15 TOUTES-URGENCES→112 POMPIERS→18 POLICE-GENDARMERIE→17
MESSAGE: PAN-PAN (3x), ICI nom du bateau (3x), lieu précis, attente de réception du CROSS pour passer le message (signes de l'accident, nombre de victimes, secours apportés, …

- Principaux facteurs : vitesse d'ascension, hydratation, température (cf. section dédiée), exercice avant/pendant/après, PFO, âge, BMI, fatigue.
- Vitesse de remontée : référence 10 m/min ; ralentir à ~6 m/min sur les derniers paliers et jusqu'en surface (limite la production de bulles). Les 15-18 m/min de certains anciens ordinateurs sont trop rapides [cadre CMAS 2025].
- Décompression à paliers fixes: Approche bien connue et éprouvée. Les paliers stationnaires offrent une marge conservatrice du fait que les tissus éliminent sous gradient « décroissant ».
- Décompression contrôlée par plafond (Ceiling): Approche nouvelle. Optimise le temps (−4 à −12 %) en conservant un gradient maximal « constant ». Aucune étude clinique n’a démontré clairement la supériorité ou l’infériorité de cette méthode en termes de sécurité. A utiliser avec prudence et progressivité donc...

- Base théorique : simulation de Angelini, Tonetto & Lang (2022) — en modélisation ZH-L16C, la déco « ceiling-controlled » maintient le gradient de dégazage à son maximum toléré en continu, là où le palier fixe le laisse décroître. Étude théorique (non clinique) ; auteur principal employé par un fabricant d'ordinateurs — à lire avec ce recul.
- Variabilité des VGE : Doolette & Murphy (2023) sur 834 plongées contrôlées (profils identiques répétés) : seulement 33 % de la variabilité des grades de bulles est inter-plongeurs — 67 % est intra-plongeur. Les ADD étaient associées aux grades les plus élevés d'un plongeur, pas à ses grades faibles. Conséquence : un seul contrôle Doppler ne valide pas un profil pour un individu.
- Modèles prédictifs personnalisés : Fichtner et al. (2025) ont validé sur 359 plongées air sans palier (circuit ouvert) un modèle intégrant profondeur max, âge, intervalle de surface et consommation de gaz pour estimer les grades de bulles. Point clé : passer du temps en eau peu profonde après les segments profonds réduit la charge de bulles — argument pour des paliers peu profonds prolongés. (À transposer avec prudence à la déco CCR/trimix : modèle établi en no-deco à l'air.)
- L'exposition prolongée à une PpO2 supérieure à 0,5 bar augmente le risque de toxicité pulmonaire (effet Lorrain Smith). Une PpO2 supérieure à 1,6 bar augmente le risque hyperoxique (effet Paul Bert). Deux paramètres sont à surveiller :
- CNS : à 1,3 ATA → 240 min travail + 240 min déco au repos (révisé Hoyt et al. 2025). Les seuils 1,4 ATA = 150 min, 1,5 = 120 min, 1,6 = 45 min restent ceux de la table NOAA 1991 (faute de données suffisantes pour les réviser). Les paliers 100 % O₂ à 6 m (≈ 1,6 ATA) doivent rester courts (45 min max). La règle des 80-100 % de CNS par 24 h est une convention pragmatique, pas un seuil scientifique. La demi-vie de ~90 min de la CNS clock en surface est une convention d'ordinateur — Hoyt et al. soulignent qu'aucune donnée ne la valide. La rétention de CO₂ (effort, WOB élevé) augmente significativement le risque CNS.
- OTU : max 850 OTU/jour (exposition unique), ~380 OTU/jour sur 7 jours consécutifs, 300 OTU/jour sur 10+ jours (méthode REPEX, Hamilton 1988).
- Stratégies complémentaires reconnues par Hoyt et Mitchell (2025) pour réduire le risque CNS : minimiser le travail au fond (DPV), maintenir la densité du gaz respiré < 6,2 g/L, utiliser un détendeur à faible WOB.
- L'exposition intermittente à l'oxygène (air breaks) réduit la toxicité CNS et pulmonaire : on alterne hyperoxie et courtes pauses à PpO2 basse (Hendricks 1977 ; Harabin 1988 ; protocoles US Navy 20 min O₂ / 5 min air). En CCR, on peut abaisser périodiquement le setpoint en déco (air break loop). Attention : c'est une mesure anti-toxicité, pas d'optimisation. Contrairement à une idée reçue, l'hyperoxie ne « bloque » pas le dégazage — le gain déco vient d'une PpO2 élevée (fenêtre oxygène). On cycle pour la sécurité, pas pour accélérer la déco.
- Balestra et al. (2024), sur des plongées CCR profondes répétées : la production de bulles a aussi une composante inflammatoire (microparticules, « 1er/2e hit ») en partie décorrélée de la profondeur. Argument pour gérer prudemment la charge globale (O₂, répétition), au-delà de la seule supersaturation gazeuse.
Pour optimiser et sécuriser le profil, on privilégie une approche à setpoint variable plutôt qu'une consigne fixe (consensus NOAA 2025) : PpO2 modérée en phase active, puis maximale sécuritaire dès la remontée — le bénéfice décompressif semblant surtout se jouer à la remontée et aux paliers, et bien moins au fond.
- Descente → 0,7 bar. Limite l'exposition près de la surface et le dépassement de consigne à la mise en pression (le contrôleur peut injecter au-delà de la consigne).
- Fond (actif) → 1,3 bar (validé jusqu'à 4 h, Hoyt et al. 2025). Question d'O₂ (CNS/hyperoxie). On ne descend vers 1,0-1,2 que sur les très longues plongées, pour étaler la charge CNS.
- Remontée → montée du loop vers 1,5 bar. En remontant la PpO2 baisse : le dépassement de consigne s'efface et le setpoint élevé devient sûr et optimal.
- Palier 6 m → O₂ pur (1,6 bar). Fin de déco standard (flush O₂ ou bascule O₂ en OC). Fenêtre oxygène ouverte, TTS minimal, crise survivable. Sur longue déco : gérer la durée sur O₂ (air breaks) et l'horloge CNS (≈ 45 min à 1,6).
Pourquoi ne pas monter le fond au-delà de 1,3 (comme certains le font) : peu d'intérêt, plus de risque.
Le gain est marginal. Passer de 1,3 à 1,5 au fond ne baisse l'inerte inspiré que de ~2 % (2,1 % à 100 m, 2,5 % à 86 m) → charge tissulaire quasi inchangée. Chiffré (ZH-L16C, 86-100 m, GF 50/80) : à temps fond égal, −~4 % de runtime (5-10 min) ; à runtime égal, +~1 min de fond seulement (une minute de fond profond « coûte » plusieurs minutes de paliers). Normal : l'essentiel du bénéfice O₂ vient du setpoint de déco (1,5-1,6), déjà présent quoi qu'il arrive. Le vrai levier du temps fond = hélium/densité + GF, pas la PO₂ du fond.
Le risque, lui, se concentre au fond :
- Pas de données : le consensus 2025 (Hoyt et al.) ne valide que 1,3 ; la plage 1,4-1,6 reste mal caractérisée (cas de toxicité dès 1,4).
- Horloge CNS ~2× plus vite : 120 min à 1,5 vs 240 min à 1,3 (Hoyt et al. 2025).
- Dérive de consigne : au fond le contrôleur injecte contre une forte pression ambiante et peut dépasser — un 1,5 affiché peut réellement tenir 1,6 ou plus.
- Conséquence maximale : une crise hyperoxique est quasi toujours fatale au fond ; survivable au palier peu profond.
Bilan : au-delà de 1,3 au fond = quasi aucun gain, uniquement du risque. On réserve les setpoints riches (1,5-1,6) à la remontée et aux paliers, là où le rapport bénéfice/risque s'inverse.
- Validité d'une cellule : 18 mois (date de construction) ou 12 mois (ouverture).
- Une bonne cellule doit donner en surface entre 8mv et 13mv
- Pour tester et valider une cellule avec 100 % d'O2, saisir la valeur dans l'air et vérifier la tolérance ci-dessous :
- Pour la vérification des cellules, en cas de doute dans l'eau : une PpO2 donne environ le double de la tension de cellule divisé par 100 (la valeur précise est de 47,85 mV/bar). Donc 10 mV = PpO2 0,2 ; 50 mV = PpO2 1,0 ; 65 mV = PpO2 1,3 ; ... avec 100 % d'oxygène on devrait donc avoir 50 mV. (valeur typique pour les cellules de référence ; la sensibilité réelle dépend du fabricant — Analytical Industries, Teledyne, etc.)
- Lien avec le setpoint : une cellule vieillissante qui lit « optimiste » (courant limité) fausse l'horloge CNS et laisse la PpO2 réelle grimper vers 1,5-1,6 sans alerte. La discipline de calibration conditionne la fiabilité du setpoint tenu.
- Préconisation rEvo: dès que le plus jeune de tous les capteurs de votre système atteint l’âge de 6 mois, vous remplacez le plus faible (celui qui réagit le plus lentement aux variations de PPO2, ou celui qui semble le plus proche de la limitation de courant lors du test à 6/7 mètres), ou, si vous ne parvenez pas à identifier un « plus faible », alors le plus ancien du système.
| Cellules à l'Air (mV) | Mini (O2) | Maxi (O2) |
|---|---|---|
| 45.6 | 49.6 |
- CMF = Constant Mass Flow = Débit Massique Constant. Il permet le mode 'hybride' et d'allèger considérablement le travail du Solénoïde.
- Un Débit Massique Constant implique d'abord un Débit Volumique Constant obtenu par un écoulement constant (vitesse 'sonique' si MP=~11b sur APEKS au moins le double de PA soit 5.5b = 45m) et une densité constante (obtenue par une pression constante d'où l'utilisation d'un détendeur à pression absolue, non compensé à la pression ambiante et une MP règlée pour son métabolisme propre). C'est pourquoi :
- Le CMF diminue après ~45m.
- Vers 105-110 m (selon la PI factory ~11,5-12 b), la PA rejoint la PI : le détendeur non compensé ne peut plus délivrer d'O₂ au recycleur — ni par le CMF, ni par le solénoïde, ni par la MAV (tous en aval du même 1er étage) ! Voir rEvo et plongée >100m.
- Pour aller au-delà des 100 m (modifs hardware nécessaires, valeurs PI factory Apeks/Mares, procédure complète et alternatives offboard) : voir la section dédiée rEvo et plongée >100m.
- Le rEvo en mode CMF utilise un 1er étage O₂ non compensé (PI constante, indépendante de la profondeur). La PI factory dépend du détendeur — valeurs préconisées (Apeks DS4, Mares 25CCR) : voir MATERIELS & MAINTENANCE > REVO APEKS DS4.
- Limite physique critique : si la plaque (mode CMF) est conservée, dès que la pression ambiante atteint la PI O₂ (~105-110 m en config standard), le 1er étage O₂ ne peut plus délivrer de gaz du tout — ni par le CMF, ni par le solénoïde, ni par la MAV (les 3 passent par le même 1er étage). Solutions :
- Passer en mode compensé (retirer plaque + membrane, cf. procédure ci-dessous).
- Ou avoir un bloc O₂ en offboard qui contourne ce 1er étage (pluggé en MAV directe).
- Procédure pour plongée >100 m (3 modifs hardware, capot ouvert, avant build) :
- Bloquer l'orifice CMF avec le plug constructeur (intégré au solénoïde sur rMS, ou vis de blocage sur ancien rEvo). Évite tout résidu de débit.
- Retirer la plaque rigide + la membrane silicone sous le cache (environmental seal cap) du 1er étage O₂. Le détendeur quitte le mode PI constante et redevient compensé en pression ambiante → injection O₂ possible à toute profondeur via MAV ou solénoïde. Au remontage en mode CMF : remettre la membrane silicone d'abord (côté détendeur, étanchéité, ne pas la graisser) puis la plaque rigide au-dessus.
- Vérifier la membrane de la chambre de surcompensation du 1er étage DIL. Les Apeks DST/XTX (FSR) sont surcompensés : la PI augmente plus vite que la pression ambiante avec la profondeur. À grande profondeur, la PI DIL dépasse le tarage de l'ADV (~9-10 bar au-dessus de la pression ambiante) → l'ADV s'ouvre seule et le diluant fuit en continu dans la boucle, même fourchette d'ADV désactivée. Solution : retirer la membrane silicone de la chambre de surcompensation pour neutraliser l'effet.
- Alternatives :
- Détendeur O₂ à PI plus élevée (ex. Apollo A320 Oxy à 19 bar) repousse la limite à ~180 m. À combiner avec un orifice CMF plus petit pour conserver le bon débit.
- M-CCR : plugger l'O₂ en offboard (ou son BO Fond si PpO2 > 1,3) et piloter à la MAV à partir de 100 m. Technique anti-hyperoxie : avant chaque injection, ouvrir puis refermer immédiatement le robinet de la bouteille offboard pour ne charger que le flex BP, puis seulement appuyer sur la MAV. Ainsi, si le bouton se bloque en position « injection », seul le volume du flex (limité) part dans la boucle — pas d'injection continue depuis la bouteille.
- H-CCR dégradé (bidouille proscrite par rEvo) : enlever uniquement le cache du détendeur, sans bloquer le CMF. Le débit CMF augmente et expose à une légère hausse de PpO2, mais reste gérable. Utilisée par certains plongeurs en pratique.
- Ne jamais modifier ces réglages sans formation et test en bench. rEvo recommande PI ≤ 13,5 bar pour ne pas surcharger la MAV.
- Approche calculée :
- Diluant AIR : profondeur limite théorique pour l'efficacité du rinçage = 40 m (PpO2=1 b). Limite physique = 52 m (PpO2=1,3). Plus profond, la PpN2 augmente avec le risque narcotique.
- Diluant TRIMIX : mélange calculé pour la profondeur réelle max à PpO2 = 1,0 (comme l'air à 40 m), PpN2 = 3,2 (PENA = 30 m), densité ≤ 5,2 g/L (max absolu 6,2 g/L).
- BailOut « Fond » : mélange calculé pour la profondeur max de prérogative à PpO2 = 1,6, PpN2 = 3,2 (PENA = 30 m), densité ≤ 6,2 g/L. TDI recommande une planification à SAC = 45 L/min jusqu'au premier palier ; HSE recommande 50-75 L/min. Pour réduire les risques de CDI : limiter les écarts de fraction d'hélium à moins d'un tiers avec le diluant (Frawley et Mitchell, communication RF4 2023, non publiée peer-reviewed).
- BailOuts « Travel » : mélanges calculés pour 0,8 < PpO2 < 1,6 (cf. Fenêtre Oxygène) et une PpN2 / PpHe qui ne dépasse pas (+ 0,5 bar max) celle du mélange précédent (cf. CDI).
- Approche gaz standards :
- Gaz FOND standards (EAN32 & Hélium) :
- 3-30 m : Nx 32
- 33-45 m : Tx 21/35
- 48-60 m : Tx 18/45
- 63-75 m : Tx 15/55
- 78-121 m : Tx 10/70
- Gaz DECO standards (EAN32 & Hélium) :
- 6 m : O2 100
- 21 m : Nx 50
- 36 m : Tx 35/25
- 57 m : Tx 21/35
- Gaz FOND standards (EAN32 & Hélium) :
- La densité des gaz impacte deux facteurs : le travail respiratoire (WOB) et l'élimination du dioxyde de carbone (CO₂).
- Gavin Anthony et Simon Mitchell rassemblent dans leur communication Respiratory physiology of rebreather diving (proceedings Rebreather Forum 3, 2016) les recherches sur les besoins en gaz et la manière dont la densité du gaz peut mettre les plongeurs en danger ou contribuer à leur sécurité :
- La densité du gaz a un effet profond non seulement sur le WOB et l'élimination du CO₂, mais aussi sur la capacité à respirer et à échanger efficacement les gaz.
- Les plongeurs CCR comme OC atteignent un niveau dangereux de CO₂ lorsque la densité du gaz respiré arrive à 6,0 g/L.
- Recommandations : densité idéale 5,2 g/L, maximum absolu 6,2 g/L.
- DAN est devenu un éminent défenseur de la limitation de la densité du mélange respiratoire, suivi par BSAC, TDI, GUE et d'autres organismes.
- Au-delà de ~200 m : densité vs HPNS — garder un peu d'azote (anti-HPNS) alourdit la densité au-delà des limites ; l'enlever expose au syndrome nerveux des hautes pressions. L'hydrogène (plus léger, légèrement narcotique) a été testé en recycleur (Harris, Challen & Mitchell, Pearse Resurgence, 230 m, helihydrox) : prometteur sur densité et HPNS mais expérimental (inflammabilité > 4 % O₂, logistique lourde, N=1). Hors pratique courante.
- Rappel de terrain : chez les explorateurs >200 m (Gouin et al. 2025), densité, exposition O₂ et vitesse de remontée dépassent régulièrement les recommandations — non par choix optimal mais faute de solution. Ce sont des limites franchies, pas des cibles.
- Le prebreathe ne détecte PAS une panne de chaux ! Étude randomisée en simple aveugle (Deng, Pollock, Mitchell et al.) : sur un scrubber partiellement défaillant (PICO₂ montant à ~20 mmHg), 18/20 plongeurs n'ont pas interrompu le prebreathe ; sans chaux du tout, seuls 15/20 l'ont fait. Le prebreathe valide l'ajout de gaz, les cellules, l'électronique — pas l'absorption du CO₂.
- La panne partielle est la plus insidieuse : indétectable en surface, critique en profondeur. Défenses réelles : packing/montage rigoureux du canister, respect de l'endurance de la chaux, capteur CO₂ (temp-stick) si disponible. Les plongeurs détectent mal les premiers symptômes d'hypercapnie.
- WOB & CO₂ au fond : la rétention de CO₂ peut survenir avant l'épuisement théorique de la chaux, par limitation ventilatoire à l'effort (densité élevée, compression dynamique des voies aériennes). Elle aggrave directement la toxicité CNS (vasodilatation cérébrale) et la narcose. D'où : densité ≤ 6 g/L, DPV pour limiter l'effort, détendeur/loop à faible WOB.
- Symptômes d'hypercapnie : essoufflement, mal de tête, confusion, sensation d'oppression, panique. En cas de doute : stop effort, ventiler (grandes respirations), flush si besoin, et envisager le bailout OC.
- La CDI (ContreDiffusion Isobare, ICD) concerne une possibilité d'ADD très critique car elle intervient sous l'eau, typiquement lors des changements de gaz aux paliers. L'article fondateur est celui de Doolette & Mitchell (2003) qui décrit le mécanisme de l'IEDCS (ADD de l'oreille interne) lors des transitions hélium → azote.
- Changement de paradigme (RF4, 2023) : lors du Rebreather Forum 4 à Malte, David Doolette a présenté une évolution majeure de la compréhension de l'IEDCS, désormais davantage attribué aux shunts droite-gauche (PFO) qu'à la contrediffusion isobare seule. Cela ne signifie pas que l'ICD n'existe pas, mais que le PFO est un facteur de risque prépondérant pour l'ADD de l'oreille interne chez les plongeurs trimix.
- L'ICD reste un risque réel lors des switches de gaz. Deux types :
- ICD symétrique (azote remplaçant l'hélium) : risque modéré, principalement tissus cutanés.
- ICD asymétrique (hélium remplaçant l'azote) : risque plus élevé d'ADD vestibulaire et cutané.
- Recommandations pratiques pour minimiser les risques d'ICD lors d'un bailout CCR :
- Bailout échelonné : minimiser les écarts de PN₂ et PHe pour ne pas dépasser +0,5 bar de différentiel (règle BSAC). Rappel : un tissu est en dégazage incontrôlé avec un gradient de 2,54 bar (USN).
- Règle du 1/3 de différence : limiter les écarts de fraction d'hélium à moins d'un tiers entre le diluant CCR et le premier gaz bailout (Frawley & Mitchell, RF4 2023).
- Transition progressive : si la situation le permet, maintenir la profondeur 1-2 minutes après le switch avant de commencer l'ascension.
- Screening PFO : envisager un dépistage après un premier épisode d'IEDCS, surtout chez les plongeurs trimix profonds récurrents (consensus RF4 ; cf. SPUMS/UKDMC 2025 ci-dessous).
- Pourquoi l'oreille interne ? Mitchell (2024) note que le cerveau élimine l'azote rapidement avec presque pas de supersaturation post-plongée, tandis que l'oreille interne reste supersaturée ~40 min après le retour en surface. Cela explique pourquoi l'IEDCS est l'ADD le plus fréquent chez les plongeurs trimix.
- SPUMS/UKDMC 2025 (Joint position statement on atrial shunts and diving) : pas de screening PFO systématique en visite d'aptitude. Indication = ADD avec manifestations cérébrales, spinales, vestibulocochléaires ou cutanées récurrentes. Le test doit utiliser un écho avec contraste bulles et manœuvres de provocation (Valsalva). La fermeture de PFO comporte un risque de complication non négligeable (~3-7 %) à mettre en balance avec le risque individuel.
- Ne jamais passer à l'air (remonter en surface) lors d'une décompression amorcée au Trimix ou à l'Héliox ! Obligatoirement passer par du Nitrox puis de l'oxygène pur.
- En très simplifié, la Fenêtre Oxygène est une sous-saturation liée au fait que l'oxygène dissout dans le sang est absorbé et métabolisé par nos cellules. Augmenter l'O2 ou la pression, accentue le phénomène de sous-saturation et ouvre une fenêtre qui favorise l'élimination des bulles et accélère ainsi la décompression.
- La pratique consiste à ouvrir au maximum la fenêtre lors de la décompression en augmentant la PpO2 le plus proche possible de la limite des 1.6 bar autorisée.
- Si l’on est trop bas (PpO2 < 0,8 bar), la fenêtre se ferme et l'apport en oxygène devient presque inutile...
- D'où la règle d'optimisation de la décompression : garder 0,8 < PpO2 < 1,6
- Le virage anti-'deep stops' part de l'étude fondatrice NEDU 2011 (Doolette, Gerth & Gault) : sur des plongées air à 52 m, redistribuer du temps de palier vers les paliers profonds a augmenté l'incidence d'ADD. Les travaux ultérieurs ont confirmé que des GF Low très bas, qui forcent ces paliers profonds, ne sont pas optimaux.
- Les études scientifiques et l'expérience clinique convergent vers des GF Low plus élevés (45-70) et des GF High modérés (70-80), qui offrent le meilleur compromis entre efficacité de la décompression et sécurité.
- Le couple GF dépend du gaz inerte utilisé :
- Air / Nitrox → GF symétrique : un seul gaz inerte (azote, lent), donc un seul "problème" de déco du fond à la surface. Le tissu directeur reste de la même famille (moyen/lent) tout au long de la remontée → une seule philosophie de conservatisme suffit.
- Trimix → GF asymétrique : deux gaz aux cinétiques opposées qui se logent dans des tissus différents (hélium dans les rapides, azote dans les lents). Le tissu directeur change en cours de remontée → il faut être strict en profondeur (GF Low bas, pour l'hélium des tissus rapides) puis plus permissif en surface (GF High plus haut, pour l'azote des tissus lents).
- Héliox → GF symétrique (mais bas) : un seul gaz inerte (hélium), donc un seul "problème" de déco — comme à l'air dans la logique. Mais comme l'hélium charge vite les tissus rapides et bulle facilement, on garde un conservatisme élevé partout (typiquement 50/50 ou 60/60) plutôt que les 80/80 de l'air.
- Combinaisons couramment recommandées (Trimix / plongée tek classique) :
- 50/70 — approche conservatrice
- 50/75 — bon équilibre entre sécurité et durée totale de décompression
- 50/80 — pour les plongeurs expérimentés sans antécédents d'ADD
- 45/75 — pour les plongées plus profondes ou plus longues
- Ajustements selon la situation :
- Plongées répétitives ou sur plusieurs jours consécutifs : être plus conservateur en réduisant le GF High à 70 ou moins.
- Plongées en eaux froides : un GF High plus bas (65-70) offre une marge de sécurité supplémentaire.
- Iso-risque (Doolette, post-RF4) : pour maintenir un risque équivalent, resserrer les GF à mesure que la sévérité du profil augmente (profondeur max, durée fond, indice PrT). Un 50/80 raisonnable à 40 m devient agressif à 80 m — adapter, ne pas figer. Principe directeur, pas barème publié validé pour le trimix profond.
- Tendance actuelle : le débat post-'deep stops' pousse vers des GF Low plus élevés. Doolette recommande GF 70/85, Mitchell utilise personnellement 50/70 ou 50/80, Baker reste sur GF Low 50-60.
- De Ridder et al. (2023) sur des plongeurs militaires belges à l'air jusqu'à 60 m : aucune preuve que le défaut Shearwater 30/70 soit plus sûr — au contraire, il augmente la supersaturation des tissus moyens et lents en fin de remontée. Les réglages symétriques 75/75 à 95/95, ou un GF Low = 100 avec GF High abaissé, donnent une décompression plus sûre. Suite à ces travaux, Shearwater a relevé son défaut Tec de 30/70 à 50/70 (firmware 2024). La CMAS (2025) recommande de désactiver les deep stops sur les ordinateurs.
Ce qu'est la « pénalité hélium ». Bühlmann (ZH-L16C) attribue à l'hélium des cinétiques ~2,65× plus rapides que l'azote → paliers plus profonds et déco plus longue quand la fraction d'hélium augmente. Ce supplément = la « pénalité hélium ». Concrètement, à profil égal : plus d'hélium = plus de déco affichée.
Deux plans à ne pas confondre :
- Ce que fait ton ordi (fait) : il prend bien la fraction d'He en entrée. Change l'He dans le planificateur → le TTS bouge. Il n'ignore pas l'hélium — il en tient compte, peut-être trop.
- Ce que suggère la physiologie (hypothèse) : le corps ne « verrait » pas vraiment la différence He/N₂ ; la déco réelle dépendrait surtout de profondeur/temps/PO₂. L'algo sur-réagirait à l'hélium.
D'où vient la contestation. Étude NEDU (Doolette et al. 2015) : trimix 12/44 vs héliox 12/88 à 200 fsw, même plan de déco (calculé pour le trimix). Si la pénalité était réelle, l'héliox (plus d'He), sous-décompressé, devrait faire plus d'ADD. Résultat inverse : sur 32 plongeurs, 0 ADD en héliox, les 2 seuls ADD côté trimix. Donc le trimix n'est pas plus efficace que l'héliox → pénalité infondée. Repris par Shearwater (« Eliminating the Helium Penalty ») et remis en perspective par dekoblog.ch (janvier 2026).
En pratique.
- Runtimes divergents en palanquée : à profil identique, un plongeur plus chargé en hélium affichera plus de déco (ex. diluant 6/85 vs 9/66 à 86 m ≈ 20 min d'écart) — à anticiper pour le bailout et le temps d'immersion commun.
- Ne pas « tricher » la fraction d'He dans l'ordi pour raccourcir la déco : ce sur-comptage compense peut-être une sous-estimation ailleurs (Mitchell), et l'alternative n'est pas validée (raisons éthiques, dekoblog 2026).
- On suit son ordinateur, et on attend la mise à jour des algorithmes.
- L'Engagement (aussi appelé 'Facteur Q') est une notion qui reflète une charge en gaz inerte à laquelle on peut associer un risque d'ADD.
- L'engagement se calcule avec la formule : (Q = Profondeur × √t)
- Cette échelle probabiliste s'appuie sur la validation empirique de plus d'un million de profils par la COMEX / Gardette (2012) et les travaux d'Azoth Systems / Hugon (2018) pour l'indice de sévérité Is. Le facteur Q est utilisé sous forme similaire par les ordinateurs Galileo (Uwatec) sous le nom Microbubble Level.

- Estimation, non incidence observée. L'échelle Q dérive de la plongée commerciale à l'air en circuit ouvert (Shields & Lee, HSE OTO 97 812) — le CCR en est absent : toute valeur pour un profil recycleur est une extrapolation hors domaine de calibration.
- Incidence réellement observée (dénominateurs distincts) :
- Loisir OC : 0,49 %/plongée (628/127 957, DAN DSL — Marroni 2026, auto-déclaré).
- ADD clinique, gradient de sévérité (DAN PDE) : 0,7/10 000 (loisir) → 17,3/10 000 (épave eau froide).
- Technique/trimix : ~91/10 000 (Tuominen 2022, n faible).
- CCR : aucune incidence par plongée publiée ; seule donnée = mortalité ~4/100 000/an, ~10× l'OC (Fock 2013, causes machine).
- Il existe des preuves solides selon lesquelles le refroidissement pendant la décompression peut augmenter considérablement le risque. À l'inverse, le risque le plus faible concerne un réchauffement au début de la remontée :
- NEDU (2007) — Influence de l'exposition thermique sur la susceptibilité des plongeurs aux accidents de décompression.
- Germonpré & Balestra (2017) — Preconditioning to Reduce Decompression Stress in Scuba Divers [Aerospace Medicine and Human Performance].
- Tuominen et al. (2024) — 39 plongeurs CCR à 45 m en eau 2-4 °C : détérioration cardiaque systolique/diastolique subtile. À retenir comme argument de prudence cardiovasculaire (aptitude, plongeurs vieillissants), pas comme donnée sur l'échange gazeux.
- D'après les données NEDU (2007), présentées par Mitchell, le classement des profils thermiques par risque de DCS est :
- Chaud → Froid : le pire (chaud au fond, froid en déco) — charge en gaz maximale, élimination minimale
- Froid → Froid : risque élevé
- Chaud → Chaud : risque modéré
- Froid → Chaud : le meilleur (frais au fond, chaud en déco) — charge en gaz réduite, élimination optimale
- La meilleure situation est donc : froid au fond et chaud aux paliers.
- Application pratique du chauffage actif (heated vest, gants, chaussons) :
- Au fond : chauffage limité ou éteint (éviter de précharger les tissus en gaz inerte par vasodilatation).
- À la remontée et aux paliers : chauffage augmenté (vasodilatation = élimination optimale des gaz inertes).
- Vérifier l'autonomie batterie : la décompression est la phase critique, ne pas tomber à court de chaleur en fin de plongée.
- L'exercice pendant la phase fond de la plongée est un facteur de risque de DCS par l'accélération de l'absorption des gaz par les tissus.
- L'exercice aérobique avant la plongée a montré des preuves de réduction de la formation d'embolies gazeuses veineuses (EGV). Deux fenêtres temporelles efficaces sont validées : ~2 h avant (Blatteau 2005) et ~20-24 h avant (Dujic 2004). Le mécanisme proposé est la production d'oxyde nitrique (NO), qui pourrait éliminer les micro-noyaux gazeux ou réduire la dysfonction endothéliale. Germonpré et al. (2016) ont toutefois montré que la vibration corps entier (2 min) réduit les VGE de ~80 %, et Lambrechts et al. (2022) ont obtenu un résultat similaire (~84 %) avec le mini-trampoline — suggérant un mécanisme mécanique de réduction des noyaux gazeux plutôt que médié par le NO.
- Zeljko Dujic (2004) — Aerobic exercise before diving reduces venous gas bubble formation in humans.
- Jean-Éric Blatteau (2005) — Aerobic exercise 2 hours before a dive to 30 msw decreases bubble formation after decompression.
- Il existe également des preuves limitées qu'un exercice léger pendant la décompression peut réduire la détection de bulles après la plongée :
- Louis W. Jankowski (2004) — Exercise effects during diving and decompression on postdive venous gas emboli.
- L'exercice après le retour à la surface est déconseillé : il pourrait favoriser le shunt droit-gauche des EGV, soit par un PFO, soit par un shunt intra-pulmonaire. Donc cool après la plongée.
- L'exercice préalable à la plongée est à ce jour la stratégie de préconditionnement la plus étudiée. D'autres interventions ont exercé des effets potentiellement positifs chez l'homme : la respiration d'oxygène, les vibrations du corps entier, l'exposition à la chaleur en sauna, l'ingestion de chocolat noir riche en flavanols. Toutes nécessitent des recherches plus approfondies avant promotion en pratique courante.
- L'hydratation avant la plongée est largement considérée comme une stratégie valable pour réduire le risque de DCS.
- Néanmoins, il n'existe pas d'étude humaine démontrant directement une réduction des cas d'ADD, mais Han et al. (2021) ont montré qu'une pré-hydratation ciblée réduit significativement la formation de bulles veineuses chez 20 plongeurs. Le consensus est que la déshydratation doit être évitée, tout en prenant soin de ne pas trop s'hydrater, ce qui peut augmenter le risque d'œdème pulmonaire d'immersion (IPO) — un risque souligné par le position statement conjoint SPUMS/UKDMC (2024).
- L'œdème pulmonaire d'immersion (IPO) est un risque sous-estimé en plongée CCR. Le position statement conjoint SPUMS/UKDMC 2024 (Banham et al.) souligne plusieurs points critiques.
- Spécificité CCR : un recycleur porté dorsalement en position ventrale génère une pression transpulmonaire négative (static lung load négatif, dont l'ampleur dépend de la position des faux-poumons et du trim). Cette dépression favorise la transsudation de liquide dans les alvéoles.
- La perte d'aération pulmonaire est détectée même en eau peu profonde (1-10 m) avec le CCR.
- L'exercice en immersion amplifie le phénomène.
- Un trim à ≤30° (vs strictement ventral) réduit la dépression (recommandé en CCR).
- Les microparticules circulantes sont augmentées après plongées CCR profondes ou répétitives.
- Facteurs de risque :
- Hyperhydratation pré-plongée excessive
- Effort intense en immersion
- Eau froide (vasoconstriction périphérique → redistribution sanguine centrale)
- Hypertension, pathologies cardiaques préexistantes
- Signes d'alerte : toux, dyspnée, crachats mousseux/rosés, sensation d'oppression thoracique. Interrompre la plongée immédiatement.
- Signe diagnostique reconnu (JPS 2024) : un plongeur qui croit avoir un problème d'équipement (passe sur secours, purge le CCR) alors que les tests montrent ensuite un équipement fonctionnel → suspicion forte d'IPO.
- Recommandation forte SPUMS/UKDMC 2024 : après un épisode d'IPO, la reprise de plongée en gaz comprimé est fortement déconseillée. Toute décision doit être prise en concertation avec un médecin de plongée ou un cardiologue spécialisé. Le plongeur doit être pleinement informé qu'une récidive peut être fatale.
- Pour la sécurité des calculs :
- Sur une plongée NITROX, arrondir la valeur analysée d'oxygène à la hausse pour le calcul de la PMU, à la baisse dans le paramétrage de l'ordinateur. Exemple : 32,6 % O2 analysé → Nx33 pour la PMU, Nx32 dans l'ordinateur.
- Sur une plongée TRIMIX, paramétrer l'ordinateur ainsi : arrondi bas pour l'O2 et haut pour l'He. Exemple : O2 = 12,6 et He = 62,3 → 12/63 dans l'ordinateur.
CAVE
- G.V.I.M pour la préparation du matériel :
- G : Gaz (tout ce qui se respire — DIL, O2, BOs)
- V : Volume (tout ce qui se gonfle — Stab, Combi)
- I : Instruments
- M : Matériels (lampes, outils coupants, spools, masques, cookies…)
- P.P.D.D.D.D.D pour la planification :
- P : Positions dans la palanquée
- P : Profondeur maximum prévue
- D : Drop Gaz
- D : Distance maximum de pénétration
- D : Durée prévue
- D : Déco prévue
- D : Direction
- Arrêt: Pression continue sur le bras ou la jambe du binôme. Utilisé pour indiquer que quelque chose ne va pas mais sans caractère d'urgence.
- Avancer: Légère poussée vers l'avant.
- Reculer: Tirage vers l'arrière.
- Problème ou Urgence: Série de pressions ou de secousses rapides. Situation nécessitant une attention immédiate !
- Enchevêtrement dans la ligne: Croiser les doigts et les placer dans la main du binôme, en les faisant tourner d'avant en arrière. Une réponse confirmative, telle qu'une pression ferme sur la main, indique la compréhension de la situation.
- Changement de direction: Placer la main du binôme sur la ligne et la faire tourner comme une poignée de porte dans la direction souhaitée.
- Communication positive: Une pression rassurante.
BAILOUT-CCR
- N'ajoute pas d'O2 (pour économie & flota). Le SP n'est donc pas maintenu !
- Calcul de décompression réalisés à partir du SP actif (et pas des pressions partielles). Cela implique d'avoir les mêmes SP à tout moment sur les 2 CCR !
- Stacktime en standby
- Passe automatiquement en 'Dive Mode (CCR)' si ppO2 < (ppO2Dil x 20%) (préférer le passage manuel). Dans ce mode penser à passer le principal en mode BO-CCR ou couper l'O2 (CMF) et passer en SPLow!
- Quand ? À 6m (avec Bubble Check), puis tous les 20m, et toutes les 15'
- Procédure ? Faire une courte injection DIL pour s'assurer d'une pression positive et vérifier la PpO2
- Chaque première respiration doit être effectuée avec précaution ! Le système peut être partiellement ou complètement inondé. Soyez prêts à passer sur le CO !
MATERIELS & MAINTENANCE
- Séquence NORMALE à l'allumage (1P) : signal de réveil orange > vert > rouge, répété une fois par cellule correctement calibrée (1 fois = 1 cellule, 2 fois = 2 cellules), puis affichage de la PpO2. Le flash des 3 LED ensemble, 2 fois (2FL) = demande de confirmation → on valide par 1P. Tout écart à cette séquence est une anomalie (ci-dessous) : la tête « OK » fait exactement cette séquence, la tête en défaut non.
- Clignotement alterné RAPIDE rouge/orange, puis extinction = aucune cellule O₂ n'a pu être calibrée. La tête rejoue ce signal à chaque allumage puis s'éteint, tant qu'au moins une cellule n'est pas correctement calibrée. Ce n'est pas une panne d'alimentation ni de pile.
Procédure — il faut (re)calibrer (changer physiquement une cellule ne suffit pas) :- Flush O₂ complet de la boucle (les cellules doivent voir ~100 % O₂).
- Tête éteinte, appuyer 3 fois (3P) pour lancer la calibration.
- Piège fréquent : en mode CCR la calibration suppose 100 % O₂ à 1 bar. Calibrer à l'air donne une tension bien trop basse (~10 mV au lieu de 36-64 mV) → échec « tension trop basse » → même clignotement rouge/orange + extinction.
- Trains d'impulsions pendant la calibration (3P), cellule par cellule :
- Train VERT (Pt G) = tension correcte (36-64 mV) → cellule calibrée (PpO2 mise à 1,00).
- Train ORANGE (Pt O) = tension trop basse (< 36 mV) → cellule ignorée. Causes : cellule morte / en fin de vie, pas d'O₂ réel devant la cellule, ou connexion coupée.
- Train ROUGE (Pt R) = tension trop haute (> 64 mV) → cellule ignorée. Causes : cellule ou câblage défectueux (courant limité, humidité dans le connecteur).
- Alertes PpO2 en plongée (mode CCR standard, zone verte 1,30) :
- PpO2 < 0,30 → orange clignote rapidement.
- PpO2 > 1,65 → rouge clignote rapidement.
- Entre les deux : vert fixe en zone 1,25-1,40 ; impulsions orange (en dessous) ou rouge (au-dessus), d'autant plus fréquentes que l'écart est grand.
- Pile faible : icône pile en haut à gauche de l'écran LCD (ce n'est pas un code LED du HUD). Sur P5, ne tenir compte de l'indication qu'à température ambiante : une alerte pile qui n'apparaît qu'en dessous de 15 °C est normale (comportement du LCD à basse tension) et peut être ignorée. À température ambiante, après sa 1re apparition, le P5 tient encore correctement au moins 1 mois. Pile SAFT LS14500 soudée → envoi en centre de service rEvo (ou remplacement soi-même si à l'aise avec la soudure) ; réglages et calibration conservés après changement.
Extinctions NORMALES (≠ panne) : 1P dans les 2 min après l'allumage ; 1P à tout moment si PpO2 < 0,50 ; auto-off si PpO2 ≤ 0,25 pendant 15 min. Corollaire : une pression « fantôme » du piézo (humidité/corrosion) peut éteindre la tête peu après l'allumage.
- Apeks DS4 — 1er étage (rEvo). Côté O₂ en mode CMF : monté non compensé (pression absolue, PI constante et indépendante de la profondeur — base du débit massique constant). Côté DIL : 1er étage type DST/XTX (FSR), surcompensé. Le US4 partage la même architecture interne (et le même kit, voir ci-dessous).
Réglages PI (MP) préconisés rEvo :- Apeks DS4 : O₂ ~11,5 bar, DIL ~9,5 bar
- Mares 25CCR : O₂ ~12 bar, DIL ~9-10 bar
- Joints (O-rings) de raccordement :
- Sortie O₂ (M26) → taille 113 : 13,94 × 2,62 mm (A113 = AN11 = AS568-113).
- Sortie diluant (DIN / G5/8) → particularité Apeks : leur gorge est un peu plus étroite que le standard → taille 111 (10,77 × 2,62 mm), et pas le 112 (12,37 × 2,62) qu'utilisent la plupart des autres marques.
- Kit de révision 1er étage : le DS4 et l'US4 utilisent exactement le même kit — l'AP0241, version « DS4 / TEK3 / US4 ». Sources :
- Apeks US4 — 1er étage (Divesoft Liberty Sidemount). Le Liberty SM est équipé de 1ers étages Apeks US4 (diaphragme équilibré, non scellé / sans chambre sèche — contact direct avec l'eau dans la chambre ambiante). Le Liberty est un eCCR (injection au solénoïde) : les 1ers étages sont donc compensés en pression ambiante (PI maintenue constante au-dessus de la pression ambiante), sans plaque APR ni conversion en pression absolue — ≠ du rEvo/CMF où l'O₂ est non compensé.
Réglage PI (MP) — usine Divesoft : 8,5 bar / 125 psi pour les deux 1ers étages (O₂ et DIL), réglé par un technicien certifié Apeks puis test d'étanchéité sous pression. 1ers étages équipés d'une soupape de surpression (OPV) sur la MP ; le MAV O₂ a un débit limité pour éviter une dose d'O₂ trop forte en profondeur. Sources : Divesoft, Factory Service Operations & manuel Liberty SM rev. 2.17.6 (03/2025). - US4 (SM) vs DST4 (backmount) — profondeur :
- Liberty backmount : Apeks DST4 (scellé, chambre sèche) → limité à 170 m à cause du 1er étage scellé ; au-delà, il faut passer au kit Apeks UST4.
- Liberty Sidemount : Apeks US4 (non scellé) → la limite des 170 m ne s'applique pas. Tous les composants du Liberty hors 1ers étages sont testés en pression à 600 m.
- Bouteilles & robinetterie (Liberty SM) : bouteilles 2 L acier ou alu (US), 200 bar. Robinet diluant = volant noir, filetage DIN G5/8 ; robinet oxygène = volant vert, filetage M26×2 (aux US : disque de rupture ; hors UE/UK : robinets identiques possibles pour les 2 bouteilles).
Joints de raccordement (mêmes tailles Apeks que le DS4, cf. REVO APEKS DS4) : O₂ (M26) → 113 (13,94 × 2,62), fourni par Divesoft en FPM/Viton (réf. #2067, 13,95 × 2,62) ; DIL (DIN G5/8) → 111 (10,77 × 2,62), particularité Apeks (gorge plus étroite — pas le 112). - Kit de révision 1er étage (Divesoft) : « Apeks first stage DST/US4 regulators DIL/OXY (1 pcs) », réf. Divesoft #8417 (~72,30 €). Contenu : #3128 ×1 ; #2036 ×1 (20 × 2 NBR) ; #3268 ×1 ; #2026 ×2 (7,66 × 1,78 NBR) ; #2049 ×2 (7,66 × 1,63 NBR) ; #2028 ×4 (6,07 × 1,78 NBR) ; #2051 ×2 (1,42 × 1,52 NBR) ; #2067 ×1 (13,95 × 2,62 FPM). Divesoft fournit cette réf. #8417 pour les 1ers étages Apeks DST/US4 du Liberty (famille de kit proche de l'AP0241 « DS4/TEK3/US4 »).
eshop.divesoft.com (#8417)
- Mesure de la PI (MP) — outillage : manomètre de PI (« IP gauge ») à plage 0-20 / 0-25 bar (0-300/350 psi) pour une lecture précise, muni d'un raccord rapide type inflator (QR). Il se branche sur un port MP libre du 1er étage, ou en ligne sur un flexible MP via le raccord rapide — pratique sur recycleur car les MAV rEvo/Liberty sont justement en raccords inflator. Sécurité : si le manomètre n'a pas de purge/soupape intégrée, prévoir un moyen de purge, sinon la PI peut monter dangereusement — sur recycleur (pas de 2e étage OC), la purge se fait au MAV (ou à l'ADV côté DIL).
- Pression d'alimentation — mesurer bouteille pleine : oui, il faut alimenter avec une bouteille bien pleine, ~200 bar (une réf. de service indique « au moins 206 bar / 3000 psi »). Raisons : (1) sur un 1er étage équilibré (cas des Apeks DS4/US4/DST) la PI est stable sur presque toute la plage, mais une bouteille presque vide fausse la lecture vers le bas ; (2) surtout, seule la pleine pression de service révèle un fluage (creep) ou un pic dû à un siège HP fatigué (à basse pression, un siège marginal peut ne pas fluer). Astuce pro : vérifier d'abord à basse pression (~35-50 b) pour le réglage/la sécurité, puis confirmer à ~200 b — la PI doit rester stable sur toute la plage.
- Procédure :
- Ouvrir le robinet LENTEMENT : l'aiguille monte puis se stabilise = « lock-up » = la PI.
- Purger brièvement 2-3× (MAV/ADV) : la PI doit redescendre puis revenir exactement à la même valeur.
- Fluage (creep) = montée lente après le lock-up → fuite du siège HP → révision.
- Dérive négative = baisse lente → fuite côté BP (flexible / joint).
- Spécifique OXYGÈNE (mesure du 1er étage O₂) : utiliser un manomètre et des raccords compatibles O₂ et propres O₂ (contamination hydrocarbure + O₂ = risque d'inflammation). Ouvrir le robinet O₂ très lentement pour éviter l'échauffement par compression adiabatique. Idéalement, outillage dédié O₂.
- Compensé vs pression absolue — ce que ça change pour la mesure / le réglage :
- Au banc (en surface), la mesure se fait de la même façon pour les trois : le manomètre indique une pression relative à l'atmosphère et on règle sur la valeur cible (Liberty 8,5 ; rEvo DIL 9,5 ; rEvo O₂ ~11,5). Ce qui diffère, c'est l'interprétation en profondeur.
- Détendeurs compensés (Liberty US4, rEvo DIL) : la valeur réglée est la surpression que le détendeur maintiendra au-dessus de la pression ambiante à toute profondeur. Le réglage de surface = la marge réelle en plongée. Lecture au banc insensible à la météo / l'altitude (chambre ambiante ouverte).
- rEvo O₂ : non compensé / pression absolue (plaque APR) : le détendeur tient une pression fixe qui n'augmente pas avec la profondeur. L'écart entre la PI et la pression ambiante diminue en descendant, jusqu'à s'annuler vers ~105-110 m (la pression ambiante rejoint la PI → plus d'O₂). D'où le réglage plus haut (~11,5).
- Régler la bonne valeur selon la configuration : l'O₂ en mode CMF (plaque APR posée) doit être à ~11,5 parce qu'il ne compense pas ; le mettre à une valeur « compensée » basse (8,5-9,5) réduirait fortement la profondeur utile. Vérifier l'état de la plaque APR (posée = non compensé / CMF ; retirée = compensé, pour les plongées >100 m — cf. rEvo et plongée >100m).
- Côté O₂ scellé, la lecture au banc peut varier légèrement avec la pression barométrique / l'altitude (référence figée dans la chambre scellée) — effet faible (dixièmes de bar au plus) mais réel ; mesurer/régler en conditions normales et suivre la valeur exacte du manuel de service rEvo.
- Sur recycleur, la PI ne travaille pas contre un 2e étage OC mais contre le solénoïde / la MAV / le CMF : trop haute, elle augmente le débit CMF et les doses solénoïde/MAV, et peut faire déclencher l'OPV du 1er étage ; trop basse, elle dégrade le débit et l'injection.














